Environnement Lançonnais

Sur la mort et le deuil

dimanche 27 novembre 2011 par Alain KALT (retranscription)

J’ai été horrifié par la mort de la petite Agnès, 13 ans, au collège-lycée Chambon-sur-Lignon, en Haute-Loire. La jeunesse de la victime, l’atrocité du viol, l’indifférence de l’assassin, les horreurs qu’il avait fait subir à une autre jeune fille quelques mois plus tôt, l’irresponsabilité des autorités et de la direction de l’école, tout concourt à créer un scénario cauchemardesque. L’injustice est telle qu’on se demande si les parents pourront s’en remettre un jour. « Nous sommes très entourés et tentons de ne pas sombrer, grâce aux soutiens et aux médicaments. », ont-il déclaré au journal Le Parisien du 22 novembre 2011. Leur dignité et leur courage imposent le respect. Souhaitons-leur, de tout notre cœur, de surmonter cette épreuve inhumaine. Mais prions également pour que la Justice mène le procès avec la diligence et le sérieux qui s’imposent. Sur une affaire aussi douloureuse, elle n’a pas le droit à l’erreur.

Les médicaments contre le deuil

Devant un tel drame, les parents n’ont sans doute pas d’autre choix que de prendre des médicaments. Nul ne peut sonder leur douleur, et savoir ce qu’il aurait fait à leur place. Néanmoins, il faut remarquer que les médecins ont de plus en plus tendance à donner des médicaments à des personnes frappées par le malheur. Et il est légitime de s’interroger sur cette pratique. Ces médicaments, ce n’est un secret pour personne, sont des anxiolytiques et des psychotropes. Ils comportent des dangers. Ils peuvent, à plus ou moins long terme, déclencher des problèmes psychiques. Ils agissent en modifiant l’équilibre ultra-sensible et instable de la production de neurotransmetteurs et neuromédiateurs dans le cerveau. La majorité des personnes s’en remettront. Leur cerveau sera capable de retrouver son équilibre après le traitement. Mais pour une minorité, les conséquences de la prise de ces médicaments seront irréversibles : insomnies, troubles bipolaires de la personnalité, dépression, schizophrénie, parfois même tendances suicidaires.

Une étude suédoise très inquiétante

Une enquête indépendante faite par Janne Larsson et publiée en octobre 2009 a analysé les suicides enregistrés en 2007 en Suède, selon les données du Socialstyrelsen (NBWH : National Board of Health and Welfare) : En 2007, 1 126 suicides (sans compter les tentatives) ont été commis en Suède. Sur ces 1 126 suicides, il s’est avéré, après autopsie, que 724 des personnes décédées avaient eu des traitements psychopharmacologiques dans l’année précédant leur acte, autrement dit qu’ils avaient pris des « médicaments ». L’autopsie a retrouvé des traces de psychotropes dans 575 cas, ce qui prouve que toutes ces personnes étaient sous traitement au moment du suicide. (1) Quant à la France, le psychiatre Jean-Yves Pérol estime le nombre de suicides liés aux antidépresseurs à 3.000 à 4.000 par an. (2)

Terrible cas de conscience pour les médecins

Les médecins sont donc face à un terrible cas de conscience : est-il raisonnable de donner de tels médicaments à des personnes qui ne sont nullement malades, et qui éprouvent une profonde tristesse à cause d’épreuves objectives, et non d’un dérèglement mental ? Alors qu’elles vivent un grand moment de fragilité et de douleur, et qu’elles sont confrontées à un défi qui va nécessiter toute leur force de caractère pour se reconstruire, est-il prudent de leur donner des médicaments qui risquent de perturber gravement leur psychisme ? La question se pose d’autant plus que le réconfort à court terme apporté par ces médicaments est accusé par certains d’être illusoire : sauf dans les cas de dépression grave, les antidépresseurs ne marcheraient pas mieux que les placebos, selon la revue médicale allemande indépendante Arznei-Telegramm. (3) C’est pourquoi il est utile d’envisager les autres solutions naturelles qui existent pour vivre son deuil.

Nouveaux moyens de vivre son deuil

La psychologie de bazar a convaincu nombre de nos contemporains qu’il existe cinq stades face au deuil : le déni, la colère, l’expression, la dépression, et l’acceptation. Mais des chercheurs utilisant des méthodes d’analyse sophistiquées remettent aujourd’hui en cause ce scénario. Ils ont établi une liste des préjugés qui se révèlent erronés :

- Mythe n°1 : le deuil se fait par étape

La plupart des gens acceptent la mort d’un être cher dès le début, et beaucoup déclarent éprouver plus de nostalgie et de regrets pour l’être aimé que de déni, de colère ou de dépression

- Mythe n°2 : Exprimez ce que vous ressentez

Exprimer des émotions négatives peut en réalité prolonger votre phase de deuil et accroître votre sentiment de désespoir

- Mythe n°3 : Les femmes ressentent le deuil plus fort que les hommes

En fait, relativement parlant, les hommes ressentent plus durement la disparition d’un proche

- Mythe n° 4 : le deuil ne se termine jamais

Les chercheurs ont maintenant identifié des structures particulières sur l’intensité et la durée du deuil ; la phase la plus difficile est généralement terminée après six mois

- Mythe n°5 : l’aide d’un professionnel de la psychologie est utile

Les seuls cas où ce type d’aide se révèle utile sont lorsqu’il s’adresse à des personnes qui éprouvent des difficultés particulières à se réadapter, au-delà de six mois (10 à 20 % des cas). Votre priorité est donc de vous libérer de ces lieux communs sur le deuil, et sur les émotions que vous pensez « devoir » éprouver. La réalité est que la façon dont vous vivez le deuil vous est toujours unique : elle dépend de votre caractère, de votre passé, de votre situation présente, mais avant tout, bien sûr, de la relation toute particulière et irremplaçable que vous aviez avec le défunt. Personne d’autre que vous ne peut savoir ce qui s’est passé réellement entre vous et cette personne, surtout s’il s’agissait de votre conjoint. Bons moments, mauvais moments, réussites, épreuves, ce que vous admiriez en elle et ce qu’elle admirait en vous, tout cela fait partie d’une histoire absolument unique qui ne s’était jamais produite de toute l’histoire de l’humanité, et qui ne se reproduira plus jamais. Cette relation particulière que vous avez construite est une grande partie de l’œuvre de votre vie, et c’est votre trésor. Rien d’étonnant donc, à ce que vous ressentiez une immense impression de perte et de douleur. Cela correspond à un fait objectif ! Il n’y a rien de « pathologique » là-dedans, et encore moins qui nécessite une prise en charge médicale.

Ce dont votre corps a besoin au moment du deuil

Ceci étant dit, il est évident que l’intensité des émotions que vous éprouvez au moment d’un deuil impose une contrainte forte, et inhabituelle, à votre organisme. Dans des cas extrêmes, la prise de médicaments psychotropes peut être momentanément utile. Le cas des parents de la petite Agnès en est certainement un. Dans les autres cas, les médicaments ne sont pas indispensables, mais des mesures nutritionnelles peuvent se révéler cruciales pour surmonter l’épreuve.

En effet, chaque fois que vous subissez un stress, et la perte d’un être cher provoque un stress violent et prolongé, cela provoque dans votre sang une décharge d’adrénaline, de noradrénaline et de cortisol, des hormones sécrétées par les glandes surrénales. Cette décharge hormonale déclenche le transfert de vos réserves en minéraux et oligo-éléments stockés dans vos organes et vos muscles vers votre sang. Votre corps cherche ainsi à mieux supporter le stress, et à en compenser les effets. Cette réaction est efficace sur le coup. Mais il faut savoir que ces minéraux et oligo-éléments seront ensuite en grande partie éliminés par les urines et les déjections, les jours suivants.

Dans le cas d’un deuil, ou d’une autre épreuve durable, le stress se maintient durablement. Les décharges hormonales continuent. Vos réserves de minéraux et d’oligo-éléments s’épuisent. Votre capacité à surmonter votre stress diminue. Vous ressentez fatigue, puis fatigue nerveuse qui se manifestent par des palpitations cardiaques, des troubles gastriques, des troubles intestinaux, des maux de tête et des vertiges qui accentuent encore votre stress. Une déperdition supplémentaire de minéraux et d’oligo-éléments se produit, inévitablement. Peu à peu, votre système s’emballe et vous allez vers la dépression, par auto-amplification du phénomène !

La solution, vous l’avez devinée : vous devez reconstituer votre capital en minéraux et oligoéléments, au fur et à mesure que vous traversez l’épreuve, et donc consommer ces minéraux. Mais attention, il est crucial également de prendre les vitamines qui vous permettent effectivement d’assimiler les minéraux (sans quoi ils sont évacués par les urines et les déjections). Il est aussi indispensable de consommer des acides aminés et acides gras qui assurent la rétention des minéraux dans vos tissus et entretiennent la production hormonale afin qu’elle ne s’épuise pas, elle non plus. Alors voici la stratégie en cinq étapes que je recommande :

La stratégie en cinq étapes :

- 1) Augmentez vos apports en minéraux

Buvez de l’eau de Vichy-Saint-Yorre, consommez des aliments riches en minéraux (cacao, graines de sésame, sardines, noix, céréales complètes, légumineuses), produits laitiers si vous les supportez, et prenez des compléments de calcium et de magnésium

- 2) Assimilez vos minéraux

Rien ne sert de consommer des minéraux si vous ne les assimilez pas. Les vitamines qui permettent l’assimilation des minéraux sont principalement les vitamines du groupe B (B3, B6, B9, B12), que vous trouvez dans la peau des céréales (germes de blé, flocons d’avoine), les légumineuses (haricot, lentille, petit pois…), les levures de bière et de boulanger, le pain complet, le poisson, la viande (surtout les volailles bio)… La vitamine B6 est particulièrement importante car elle favorise l’assimilation du magnésium et la vitamine D est indispensable au métabolisme du calcium.

- 3) Retenez vos minéraux

Une fois assimilés dans votre organisme, vous devez retenir les minéraux dans vos tissus. Plusieurs acides aminés jouent des rôles importants : la taurine favorise l’assimilation du calcium et du magnésium, la glutamine est précurseur de l’acide gamma-aminobutyrique (GABA), neurotransmetteur qui empêche le risque de surexcitation neuronale du cerveau ; la tyrosine est essentielle à la production de dopamine, d’adrénaline et de noradrénaline impliqués dans la régulation des performances neuromusculaires, la vivacité d’esprit, la concentration et l’humeur ; l’arginine régulateur du cortisol, hormone médiatrice du stress.

- 4) Régénérez vos glandes surrénales

Pour éviter que vos glandes surrénales ne s’épuisent, vous devez aussi consommer d’autres précurseurs hormonaux, que sont les acides gras oméga-3 à longue chaîne EPA et DHA. Lorsqu’ils sont associés à tous les éléments ci-dessus, on constate qu’ils se potentialisent mutuellement et ont un effet anxiolytique et tranquillisant

- 5) Stimulez votre production de neurotransmetteurs

Le manganèse, le cuivre, le chrome et le sélénium interviennent comme cofacteurs de très nombreuses réactions métaboliques, dont les sécrétions des glandes endocrines. Ces sécrétions sont indispensables pour que votre cerveau continue à produire l’hormone de la bonne humeur (la sérotonine), ainsi que les autres neurotransmetteurs nécessaires à la bonne gestion de vos émotions (acétylcholine, dopamine, GABA...). En ce qui me concerne, j’utilise en période de stress et dans les moments difficiles de la vie une combinaison de minéraux, de peptides (couples d’acides aminés) et de vitamines particulièrement complète et ciblée appelée Cap Sérénité, mise au point par Lorica (dont je fais souvent la publicité en dessous de ma lettre, pour leur produit sur les articulations), ainsi que leur complexe Oméga-3 (34/24) vendu également par ce laboratoire. (4) L’addition est assez salée (environ 80 euros pour une cure Cap Sérénité + Oméga-3), mais j’ai constaté une efficacité étonnante, qui m’a fait complètement oublier le prix.

A noter que cette combinaison de produits a un effet bénéfique sur le sommeil, ce qui est très appréciable.

Si des lecteurs de S&N font l’expérience eux aussi, je leur serais reconnaissant de m’envoyer leur témoignage pour que je puisse en faire profiter tout le monde. L’équipe de Lorica renseigne gratuitement les personnes qui désirent faire une cure. Coordonnées sur leur site indiqué en note n°4 ci-dessous.

A votre santé ! Jean-Marc Dupuis >

Notes :

(1) Psychiatric drugs and suicide in 2007. A report based on data from the National Board of Health and Welfare. By Janne Larsson.

(2) Cité par Guy Hugnet, Antidépresseurs : mensonges sur ordonnance. Ed. Thierry Souccar 2010

(3) Arznei-Telegramm, mai 2005 : Antidepressiva : Lebensgefährliche Plazebos ? A-t 2005 ; 36 :45.

(4) www.lorica.fr

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