Environnement Lançonnais

Pour Bruxelles, l’eau n’empêche pas la déshydratation

mardi 6 décembre 2011 par Alain KALT (retranscription)

L’administration bruxelloise s’est récemment illustrée en interdisant aux producteurs d’eau en bouteille d’affirmer que boire de l’eau prévient la déshydratation. Deux docteurs allemands, Andreas Hahn et Moritz Hagenmeyer, ont demandé à la Commission Européenne s’il était permis d’indiquer sur les bouteilles d’eau que « la consommation régulière de quantités significatives d’eau peut réduire le risque de survenue d’une déshydratation et d’une baisse concomitante de performances ». Après trois ans d’enquête, vingt-et-un scientifiques réunis à Parme (oui, 21 !), ont conclu qu’il n’y avait pas de preuves suffisantes pour affirmer que boire de l’eau prévenait la déshydratation. Cela signifie qu’il est désormais interdit aux producteurs européens d’eau en bouteille de l’affirmer sur leurs produits. La décision a déclenché une vague de commentaires sur la folie réglementatrice de Bruxelles, rappelant l’épisode de la directive sur la courbure des bananes et des concombres (abandonnée en 2008). Le député européen Roger Helmer (G-B) a ainsi déclaré : « C’est d’une stupidité abyssale. L’Euro est en feu, l’Europe s’effondre et il y a des technocrates grassement payés pour s’interroger sur les qualités évidentes de l’eau et pour tenter de nous interdire le droit de dire ce qui est évident. S’il fallait un exemple pour démontrer la folie que représente le projet européen, c’est celui-ci. » Le ministère de la santé britannique, dans un style plus châtié, a lui aussi critiqué la décision : « Évidemment que l’eau hydrate. Bien que nous supportions l’Europe dans la prévention des affirmations mensongères à propos des produits, il est important de garder le sens commun. » Quoi qu’il en soit, en application de la directive européenne du 16 novembre 2011, affirmer sur un produit que l’eau prévient la déshydratation, est désormais punissable de deux ans de prison. (1)

Des éditorialistes défendent Bruxelles

Cette affaire, qui a beaucoup agité la presse britannique, n’a pas été relevée par les médias francophones. Plusieurs voix se sont toutefois élevées à l’étranger pour défendre la décision de Bruxelles

- Il y a ceux qui expliquent que cette réglementation, certes ridicule, sera néanmoins bénéfique puisqu’elle va nuire aux fabricants d’eau en bouteille

- D’autres expliquent que la déshydratation n’est pas forcément causée par le fait de boire trop peu. La déshydratation peut aussi être causée par un manque d’électrolytes, des substances conductrices, comme le sodium et le potassium

- D’autres accusent les deux docteurs allemands de conseiller les entreprises agro-alimentaires sur les allégations de santé qu’elles peuvent faire sur leurs produits. Ils auraient formulé leur demande exprès pour qu’elle soit rejetée, et ainsi démontrer que la législation européenne sur les allégations de santé est une farce

- D’autres enfin trouvent convaincante l’explication des scientifiques bruxellois qui ont écrit, pour justifier leur refus, que « la teneur en eau dans le corps est un symptôme de déshydratation, et non quelque chose qui puisse être contrôlé par le fait de boire de l’eau ».

Là où est le problème

Maintenant, l’Institut pour la Protection de la Santé Naturelle ne prétend pas avoir un avis sur l’eau plus autorisé que les vingt-et-un scientifiques payés par Bruxelles pour s’occuper de ce dossier. Selon Wikipédia, il existe trois types de déshydratation : « hypotonique ou hyponatrémique » (majoritairement perte d’électrolytes, en particulier le sodium), « hypertonique ou hypernatrémique » (majoritairement perte d’eau), et « isotonic et isonatrémique » (pertes d’électrolytes et d’eau équivalentes). Il semble donc que les deux opinions se valent. Mais le fait est que, même si cette directive avait techniquement raison, elle n’en resterait pas moins symptomatique de ce que l’on reproche souvent aux fonctionnaires européens. Et pour l’IPSN, c’est un sujet d’inquiétude. Dans le domaine de la santé, il est nécessaire de mettre en place des mécanismes de contrôle. Il est aussi légitime qu’une administration européenne en soit chargée, puisque les questions de santé sont traitées à ce niveau. Mais peut-on imaginer des bureaucrates se livrant à une activité plus stérile, entraînant des dépenses plus inutiles, qui ne rendent service à personne, lorsque tant reste à faire ? On peut bien sûr rire de cette histoire. On est aussi en droit de s’inquiéter des controverses suscitées par l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) à l’origine de cette directive sur l’eau. Rappelons en effet, que c’est aussi elle qui décide de ce que nous avons le droit de mettre dans nos assiettes, des plantes, et des compléments alimentaires que chacun d’entre nous sera autorisé, ou non, à utiliser demain. Merci de faire circuler ce message. Pour ceux qui ne croiraient pas à ce texte sur l’eau, le règlement européen signé de José Manuel Barroso est ici :

http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ...

Naturellement vôtre,

Augustin de Livois

Institut pour la Protection de la Santé Naturelle

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