Environnement Lançonnais

Le Saint-Exupéry : le monstre des mers qui émet autant de CO2 que 55 millions de voitures !

vendredi 30 novembre 2018 par Alain KALT (retranscription)

Ce mastodonte des mers est une hérésie aussi bien technologique qu’économique qui démontre à quel point la société moderne est animée d’une volonté suicidaire stupéfiante.

Vouloir à ce point polluer l’atmosphère et les mers en rejetant des déchets équivalant à ceux de 55 millions de voitures relève de la psychiatrie.

Au niveau économique c’est bien pire puisqu’il est question de vendre la camelote chinoise en Occident et donc condamner les peuples européens au chômage, après bien sûr avoir délocalisé toute leur industrie et leur savoir-faire !

Bref, nous assistons à un véritable suicide aussi bien sanitaire qu’économique et nos élites applaudissent des deux mains ce qu’elles considèrent comme une prouesse !

Il va sans dire que nous subissons les derniers outrages de la modernité à travers le règne de la quantité tel qu’annoncé dès 1945 par le grand penseur français René Guénon dans son ouvrage mémorable Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps.

Jeudi 6 septembre, le « Saint-Exupéry », le plus gros porte-conteneurs français a été inauguré.

Un navire que Nicolas Hulot avait pointé du doigt le jour de sa démission.

Dans le port du Havre (Haute-Normandie), le Saint-Exupéry fait figure de monstre des mers avec ses dimensions qui battent tous les records du monde. Il fait 400 m de long soit quatre terrains de foot, et a une capacité de plus de 20 000 conteneurs, soit 123 km mis bout à bout (la distance entre Paris et Orléans).

Ce bateau doit transporter des tonnes de marchandises alimentaires, mais aussi des bateaux et des métros jusqu’en Asie. À côté de ce géant, un Airbus a l’air d’une miniature. La salle des machines est aussi grande que Notre-Dame-de-Paris et le moteur diesel aussi haut qu’un immeuble de cinq étages.

Autant de C02 que 55 millions de voitures

Derrière la prouesse technologique, le bateau est aussi un pollueur des mers. Une situation dénoncée par Nicolas Hulot le jour de sa démission. « C’est une superbe performance technologique, mais est-ce bon pour la planète ? La réponse est non », a-t-il déclaré au micro de France Inter.


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