Environnement Lançonnais

A 50 Km de Fukushima alerte radiologique pour la santé des

vendredi 1er juillet 2011 par Alain KALT (retranscription)

- Traduction Sergio C - Source de l’article italien :

>http://www.ilfattoquotidiano.it/201...]

Saignements du nez, diarrhée, état de faiblesse. Les symptômes manifestés par les enfants inquiètent les médecins : certains les considèrent « inexplicables », d’autres prescrivent des analyses du sang pour vérifier la baisse de globules blancs, due à l’exposition aux radiations.

Les premiers chiffres concernant les probables effets nocifs sur la santé des enfants exposés aux radiations des matériaux dispersés par la centrale de Fukushima ont été publiées. Non pas sur Internet, mais sur l’édition papier du 16 juin du quotidien Tokyo Shimbun, lu par environ 1 million de personnes, surtout dans la région de Tokyo et de Kanto.

Le Tokyo Shimbun révèle que de nombreux enfants de Koriyama, une ville d’environ 350 000 habitants située à 50 Km de la centrale nucléaire de di Fukushima Dai-ichi, souffrent d’un « inexplicable » saignement du nez, d’un état de faiblesse et de diarrhée. Et à l’heure actuelle, les médecins ne sont pas en mesure d’en expliquer la cause. Il écrit que le 12 juin une organisation à but non lucratif appelée "Le pont de Tchernobyl" a ouvert une clinique à Koriyama. Inquiets pour les effets de l’exposition aux radiations, 50 familles y ont amené en consultation leurs enfants qui présentaient des symptômes de diarrhée, saignement du nez et fatigue. Une femme de 39 ans, mère de deux enfants, qui avait quitté Koriyama depuis le 11 mars pour y revenir à la fin du mois, a dit au médecin que depuis début avril sa fille de 6 ans saigne du nez. Le médecin généraliste a diagnostiqué une allergie au pollen. Son garçon, qui vient d’avoir deux ans, a saigné du nez depuis fin avril et pendant tout le mois de mai. Le pédiatre n’a pas été en mesure d’affirmer avec certitude que cela été lié aux effets des radiations, mais a ordonné des analyses du sang pour contrôler le niveau des globules blancs. Les premiers symptômes des maladies provoquées par les effets des radiations sur l’homme sont en effet une diminution des globules blancs, des nausées, des vomissements et des migraines.

La mère a expliqué que presque 10% des écoliers avait quitté l’école de Koriyama. Dans cette ville, c’est à chaque établissement scolaire de décider si laisser ou non les enfants boire le lait de la cantine, produit dans la région. Le lait absorbe en effet une forte concentration de matériaux radioactifs. La mère a dit que dans son école, la décision revenait aux parents, mais qu’elle avait permis à sa fille d’en boire afin qu’elle ne se sente exclue par rapport aux autres enfants. Si généralement les enfants ont tendance à imiter le comportement de leurs camarades, ceci est d’autant plus vrai au Japon, où le sentiment de conformité par rapport au groupe est fortement ancré dans la culture.

Un homme de 40 ans, père d’un bébé de 4 mois était tellement inquiet qu’il ne sortait jamais à l’extérieur avec sa fille, affirmant qu’ils ne savaient pas comment se protéger. Les gens disaient de ne pas faire confiance ni aux médecins qui donnaient des réponses contradictoires ni aux bureaucrates du gouvernement qui après le désastre avaient laissé les habitants de Fukushima sur place pendant plus d’un mois, pour les évacuer seulement une fois que le niveau de radiations avait baissé.

Le Tokyo Shimbun affirme qu’à Koriyama, un détecteur de radioactivité placé à côté d’un petit buisson mesurait 2,33 micro-sieverts par heure. La quantité de radiations diminuait au fur et à mesure que l’on remontait l’appareil. Depuis la mi-mai le niveau moyen des radiations à Koriyama a été de 1,3 micro-sievert, mais en vivant pendant une année entière dans un endroit avec une telle radioactivité, l’exposition cumulative devient bien supérieure et nocive.

De nombreuses familles ont déclaré de ne pas avoir pu quitter la zone polluée par les radiations par manque de moyens financiers. Pourtant le quotidien Japan Today révèle que 150 familles frappées par le désastre de Minami Soma, dans la préfecture de Fukushima, avaient perdu leurs aides sociales, pour avoir touché une compensation de TEPCO, considérée comme un revenu.

TEPCO, la société exploitante de la centrale en avarie de Fukushima Dai-ichi, a annoncé de vouloir couvrir un des bâtiments qui renferment les réacteurs pour arrêter la fuite de gaz, avant de trouver une solution meilleure. Comme, par exemple, une sorte de sarcophage en béton pour enterrer l’installation, comme celui qui a été construit sur les décombres de la centrale de Tchernobyl, détruite en avril 1986.

En dépit des tests fournis par l’agence gouvernementale américaine Food and Drug Administration, qui a assuré que le poisson et les produits alimentaires emportés du Japon sont « sûrs », une étude présentée au congrès annuel de l’Institute of Food Technologists révèle que 3 américains sur 4 ne font pas confiance aux produits alimentaires achetés au Japon. Le seul point positif est que l’accident de Fukushima a sensibilisé le monde entier sur les risques liés à la production d’énergie nucléaire et a orienté des pays entier vers la production d’énergies renouvelables. L’inde, par exemple, vient d’annoncer qu’elle investira massivement dans la production d’énergie solaire. En Australie, un sondage conduit auprès de 14 000 personnes révèle que 86% des interviewés demandent que leur pays dépende exclusivement des énergies renouvelables.


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