Environnement Lançonnais

Connaissez-vous les "geobacters" : des bactéries contre la radioactivité et productrices d’énergie propre...

vendredi 23 mars 2012 par Alain KALT (retranscription)

Des microbes nettoyeurs et producteurs d’électricité

Des chercheurs de l’Université de l’Etat du Michigan (MSU) ont élucidé le phénomène faisant que des microbes sont capables de produire de l’électricité lorsqu’ils sont utilisés pour nettoyer des zones contaminées par des déchets nucléaires et autres métaux toxiques.

"Les ’Geobacter’ sont de minuscules micro-organismes qui peuvent jouer un rôle majeur dans le nettoyage des sites pollués dans le monde entier", a déclaré Gemma Reguera, microbiologiste à l’AgBioResearch MSU. [BRK1]"La contamination d’uranium peut arriver à n’importe quelle étape de la production du combustible nucléaire, et ce procédé pourrait empêcher sa diffusion et le risque d’exposition" .

La capacité du ’Géobacter’ pour contenir l’uranium est bien documentée.

En effet, l’espèce ’Geobacter’ a été découverte pour la première fois au milieu des années 1980 dans la rivière "Potomac" près de Washington, DC. Depuis lors, cette famille de microbes a été étudiée pour l’usage dans le traitement des eaux souterraines contaminées par des polluants tels que les métaux toxiques et certains éléments radioactifs.

L’équipe du MSU a identifié des nanofils (conducteurs) sur la partie extérieure, des sortes d’appendices jouant le rôle de gestionnaire de l’activité électrique lors du processus de nettoyage. "Les nanofils protègent aussi les ’Geobacters’ et permettent aux bactéries de se développer dans un environnement toxique", a t-elle expliqué.

"Nos résultats identifient clairement les nanofils comme étant le principal catalyseur pour neutraliser les matières radioactives et empêcher une contamination des eaux souterraines" a ajouté le professeur Reguera. Tout en procédant à la stabilisation des rejets radioactifs, les bactéries sont également capables de produire de l’énergie ’propre’ exploitable et utilisable.

Enfin, l’équipe du MSU a réussi à modifier génétiquement la souche ’Geobacter’ dans le but d’accroître l’efficacité des nanofils. Ils ont déposé un brevet sur leurs recherches dans l’optique de développer une micropile à combustible biologique.[BRK2]

Bréve publiée le 09/09/2011 à 07:22

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