Environnement Lançonnais

Areva s’effondre financièrement en France et dans le monde à -52,03 % fin 2014. C’est la chute finale...

mercredi 7 janvier 2015 par Alain KALT (retranscription)

Le jeudi 1 janvier 2015, 13:37 -

Areva (groupe nucléaire public-privé) s’effondre et finit son année boursière en chute de -52,03% (le cours de l’action n’est plus qu’à 9,12 euros fin 2014). C’est le résultat de difficultés financières nées de gabegie et d’acquisitions-spéculations hasardeuses, de fiascos techniques à répétition (EPR Finlandais, EPR de Flamanville notamment), de la régression du marché de la destruction atomique avec aussi l’arrêt du "marché japonais" depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima. Toute la presse économique et financière s’inquiète, et l’Etat avec elle, de ce "grand bond en arrière". Pour les citoyens qui luttent contre les passéistes de l’atome, c’est une bonne nouvelle qui devrait conduire à l’abandon immédiat de cette aberration criminelle.

" Le titre du géant français du nucléaire Areva s’effondre mercredi matin à la Bourse de Paris après l’abandon d’un de ses objectifs 2014 et la suspension de ses perspectives financières pour les deux années à venir. " : les journaux financiers ne peuvent que constater, ce 19 novembre 2014, l’effondrement d’un mythe savamment entretenu depuis cinquante ans par les pouvoirs en place avec la complicité des élus et des médias. C’est qu’à la clôture de la Bourse, Areva vient d’annoncer officiellement qu’elle abandonnait ses perspectives financières pour au moins les deux années à venir (2015 et 2016). La gestion prévisionnelle de l’une des plus grandes organisations de destruction humaine a du plomb dans l’aile.

Et d’avouer ce que les antinucléaires conséquents disent depuis plusieurs années : " les retards, à la fois de l’EPR de Flamanville, mais aussi du projet vitrine à l’international du groupe : l’EPR finlandais" (l’Expansion du 11 novembre 2014 ) illustrent l’entêtement idéologico-capitaliste de la secte du "corps des mines" qui dirige et noyaute la politique française depuis des décennies. Précision aussi apportée dans un communiqué de presse par le chef de file de la destruction atomique Areva : "... la suspension de nos objectifs est motivée par "le glissement du redémarrage des réacteurs japonais, la révision des hypothèses de calendrier de lancement de nouvelles constructions de réacteurs, l’atonie persistantes du marché des services à la base installée, y compris en France..."

Mauvaises nouvelles pour les investisseurs, bonne nouvelle pour les peuples : le titre du groupe plongeait il y a un mois après l’ouverture : -18,49% (09h34) à 9,83 euros, soit son plus bas niveau depuis juin 2012. Et Areva contraint de préciser ne plus pouvoir garantir pour 2014 son objectif d’un cash flow opérationnel "proche de l’équilibre". Le pot aux roses est découvert et l’Etat actionnaire ayant débarqué le président du conseil de surveillance, Pierre Blayau, peu après le départ pour maladie du président du directoire Luc Oursel, nomme l’ancien patron du groupe automobile PSA Philippe Varin à la tête du futur conseil d’administration du groupe et un changement du "mode de gouvernance". Un choix cornélien se pose alors : on en profite pour tourner la page, sortir du conservatisme, se tourner vers l’avenir, tenter d’assurer la protection sanitaire du pays et de sa population, lancer un grand plan de formation-reconversion des salariés et créer des milliers d’emplois ou bien on ponctionne encore les français pour renflouer la gabegie de quelques entêtés en col blanc et poursuivre le crime sanitaire ?

L’année 2014 d’Areva se termine sur un beau - 52,03% de perte de son action boursière. Les spéculateurs n’auraient-ils plus eux-mêmes confiance dans cette monstruosité ?

Un air de décrépitude flotte sur les cocottes-minute nucléaires au son d’une mélodie internationale de circonstance : " c’est la chute finale..." .

Mais attention la bête blessée peut n’en être que plus dangereuse. Et si l’arrêt immédiat du nucléaire peut ouvrir la porte à une transition énergétique, l’inverse n’est pas vrai : une transition énergétique n’est pas une garantie de l’arrêt du nucléaire. Aux citoyens conscients et dignes, qui refusent les compromissions libérales de couloirs et la complicité dans le crime sanitaire, de ne pas baisser la garde et d’accentuer leur engagement pour arrêter immédiatement la main des criminels. Sans leur laisser aucun répit.

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