Environnement Lançonnais

Beaucoup de médecins se trompent sur la vitamine D

vendredi 4 mai 2012 par Alain KALT (retranscription)

Pour faire économiser des sous à l’Assurance maladie, nos élites dirigeantes baissent le taux de remboursement de nombreux médicaments, augmentent les cotisations sociales et les tarifs des mutuelles, réduisent la durée des séjours dans les hôpitaux, laissent s’allonger les attentes aux urgences, empêchent les médecins de prescrire librement des soins, imposent l’usage de génériques, et j’en passe.

Bref, c’est un programme complet d’attaque contre notre système de santé et nos libertés, qui aboutissent à deux effets : nous pressuriser financièrement au maximum, tout en nous offrant des soins de plus en plus mauvais.

Pourtant, il existe une solution simple pour économiser bien plus d’argent – des dizaines de milliards ! - tout en améliorant fortement la santé générale de la population.

Il suffirait d’informer le public sur les innombrables vertus de la vitamine D.

La vitamine gratuite

Une étude menée auprès de vétérans de l’armée américaine a montré que les individus carencés en vitamine D avaient des frais annuels de santé 39 % supérieurs à ceux d’individus ayant un taux de vitamine D correct (1). Ce n’est pas étonnant car, si vous manquez de vitamine D, vous avez un risque supérieur d’attraper la grippe, la maladie de Crohn (en cas d’antécédents familiaux), la sclérose en plaque, la tuberculose, l’hépatite C, de l’ostéoporose et de décéder, entre autres, d’un cancer du sein.

Or, la vitamine D est la seule vitamine qui soit totalement gratuite : pour faire monter votre taux de vitamine D, il suffit de prendre un peu le soleil. Votre peau synthétisera automatiquement de la vitamine D, à partir du cholestérol.

Certes, dans un pays comme la France, les rayons du soleil de novembre à mars ne sont pas assez forts pour une synthèse efficace de vitamine D. Il est alors conseillé de prendre des suppléments de vitamine D (ampoules ou gouttes), surtout si l’on reste souvent à l’intérieur. Mais là encore, il faut noter que ce remède est extrêmement bon marché. Il ne vous coûtera que quelques centimes d’euros par jour. C’est vraiment le meilleur investissement qui puisse être fait.

Beaucoup de médecins ne sont pas au courant

Le problème, c’est que ce fantastique moyen de diminuer drastiquement les maladies n’est pas assez reconnu par le corps médical. La plupart des médecins – osons le dire – n’ont tout simplement aucune idée des bienfaits qu’aurait sur leurs patients un taux plus élevé de vitamine D.

De plus, les autorités médicales ont fixé un « Apport Journalier Recommandé » (AJR) de 200 Unités Internationales (UI) soit 5 microgrammes. Il faut savoir que ce chiffre n’a aucune justification scientifique. Les recherches médicales sérieuses indiquent au contraire que, pour un effet préventif réel, la prise de vitamine D doit être bien supérieure à cela : d’après les recommandations récentes de grands spécialistes de la vitamine D réunis au sein de The Endocrine Society, la conservation d’un taux sérique de vitamine D supérieur à la valeur plancher (30 ng/ml) passe par une prise orale quotidienne de 1500 à 2000 UI par jour !!! C’est pourquoi mon meilleur conseil est de prendre vous-même en main le problème de votre taux de vitamine D, sans attendre qu’un hypothétique médecin décide de vous alerter, car cela n’arrivera pas, sauf si vous avez une chance inouïe.

Je recommande la lecture du livre de mon ami Didier Le Bail, qui est l’auteur de l’ouvrage de référence sur la vitamine D, « Et si vous manquiez de vitamine D ? » (Éd. Mosaïque-Santé) qui est paru en fin 2011.

Vous pouvez lire l’article édifiant de Didier ci-dessous, et commander son livre en visitant le site suivant :

http://www.rebelle-sante.com/node/239

Et notez bien que je ne touche aucune commission sur les ventes !

Vous pouvez enfin visiter son site :

http://vitamined.over-blog.com

spécialement consacré à l’actualité de la vitamine D.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

VITAMINE D : LE NUTRIMENT DE LA DÉCENNIE

par Didier Le Bail, naturopathe et auteur de « Et si vous manquiez de vitamine D ? » (Éd. Mosaïque-Santé), paru fin 2011

Quel étrange paradoxe : la vitamine D est le nutriment dont on manque certainement le plus, mais aussi celui qui est incontestablement le plus étudié ! Depuis 20 ans, le nombre de publications scientifiques relatives à la vitamine D n’a cessé d’augmenter. En 2010, on retrouvait l’expression vitamine D dans le titre ou le résumé d’une étude publiée sur 300 ! C’est tout bonnement considérable... La même année, David Servan-Schreiber et 39 autres scientifiques français et étrangers lançaient un appel afin de sensibiliser les médecins sur l’importance de la vitamine D dans la prévention de l’ostéoporose, des maladies cardio-vasculaires et du cancer.

Depuis la parution de mon livre : « Et si vous manquiez de vitamine D ? » (Éd. Mosaïque-Santé) en fin 2011, les nombreux témoignages que j’ai pu recuei llir n’ont fait que confirmer ce que je redoutais, à savoir que la plupart des médecins n’ont toujours pas pris conscience de l’impact sanitaire de l’épidémie de déficience en vitamine D, une épidémie d’autant plus dangereuse qu’elle est silencieuse.

Des cas concrets...

Parmi les témoignages reçus, je vous en citerai un très récent, celui de cette coiffeuse de 54 ans souffrant d’une fatigue persistante et de douleurs rhumatismales. Comme tous ses examens étaient bons, le corps médical en a déduit que les choses « se passaient dans sa tête » et qu’elle était tout au plus « dépressive », alors qu’elle savait, en son for intérieur, que ce diagnostic par défaut n’expliquait en rien son état. Sa collègue de travail avait acheté mon livre, elle le lui a emprunté et a fini par se demander si ses problèmes de santé n’avaient pas quelque chose à voir avec un manque de vitamine D. Elle s’en est ouverte à son médecin, qui ne lui a pas pour autant prescrit un dosage sanguin, alors que c’est très indiqué chez une femme ménopausée depuis peu. Pour satisfaire sa patiente, il lui a tout de même prescrit une ampoule de vitamine D fortement dosée (100 000 UI). Résultat : elle a pris cette ampoule et dans les jours qui ont suivi, elle s’est « sentie rajeunir de 10 ans », pour reprendre son expression. Envolée, la fatigue ! Un effet aussi rapide et aussi spectaculaire ne peut s’expliquer que par l’existence préalable d’un déficit chronique profond en vitamine D.

Ce cas m’évoque celui de ma mère, âgée de 75 ans, qui, suite à la lecture de mon livre, s’est enfin décidée à se préoccuper de son statut en vitamine D. Elle aussi souffrait de plus en plus de fatigue et de douleur rhumatismale. Son médecin ne lui avait jamais prescrit de dosage sanguin (une vraie négligence professionnelle !). Ma mère sut se montrer suffisamment insistante pour obtenir une prescription. 9 ng/ml, tel fut le résultat du dosage sanguin, synonyme non pas d’une simple déficience, mais d’une véritable carence en vitamine D ! Sur mon conseil, elle prit quotidiennement de la vitamine D3 en gouttes (4800 UI/j), et au bout de deux mois, elle commenca vraiment à se sentir mieux, à « reprendre du poil de la bête », comme on dit. Ce qui l’a bien entendu encouragée à poursuivre sa cure de vitamine D afin de ret rouver un taux sérique optimal, autrement dit supérieur à 40 ng/ml.

Attention aux diagnostics erronés !

Ces cas illustrent le fait qu’une déminéralisation douloureuse du squelette due à une carence en vitamine D n’est pas toujours repérée par les médecins. On dit alors aux patients qu’ils souffrent d’un syndrome de fatigue chronique, de fibromyalgie, d’une maladie rhumatismale, ou encore, d’une dépression. En réalité, les médecins sont juste passés à côté de la cause première des problèmes de santé rencontrés par ces patients, à savoir un déficit profond en vitamine D. La preuve nous en a été apportée une nouvelle fois avec cette étude très récente réalisée en Arabie Saoudite auprès de 30 femmes ayant reçu le diagnostic de fibromyalgie. Leur taux sérique n’atteignait même pas 5 ng/ml, révélant ainsi un état de carence sévère en vitamine D ! Presque deux tiers de ces femmes étaient voilées. Celles non-voilées portaient aussi des tenues très couvrantes. Il ne faut pas aller chercher plus loin la raison de leur carence sévère en vitamine D, alors que toutes vivent pourtant dans un pays très ensoleillé où la synthèse cutanée de vitamine D est possible tout au long de l’année. L’administration de doses élevées de vitamine D a permis d’améliorer l’état de santé de l’ensemble des femmes participant à cette étude (Abokrysha, Pain Med, 2012 Jan).

Les bienfaits de la vitamine D

Un taux sérique optimal de vitamine D est un atout santé indéniable. Cela augmente la probabilité de conserver une bonne santé générale et d’allonger ainsi son espérance de vie en bonne santé. Une étude menée auprès de vétérans de l’armée américaine a ainsi montré que les individus carencés en vitamine D avaient des frais annuels de santé 39 % supérieurs à ceux d’individus ayant un taux de vitamine D correct. Et même si la maladie est déjà là, que ce soit une maladie osseuse, infectieuse, métabolique, cardiovasculaire, auto-immune ou dégénérative, il n’est jamais trop tard pour optimiser son taux sérique afin d’influer favorablement sur le cours de la maladie.

Les bienfaits de la vitamine D sont multiples. Quelques exemples :

- elle peut aider à mieux se protéger contre la grippe ;

- elle peut jouer un rôle préventif important en cas d’antécédents familiaux de maladie de Crohn ;

- elle peut retarder l’apparition d’une sclérose en plaques ;

- elle peut diminuer la sévérité d’un asthme ;

- elle peut freiner la progression de la tuberculose ;

- elle peut optimiser les traitements classiques de certaines maladies comme l’hépatite C et l’ostéoporose ;

- elle peut favoriser la rémission d’un psoriasis ;

- elle peut améliorer les chances de survie à long terme après un cancer du sein.

Vitamine D et longévité

Les effets de la vitamine D sur la santé en général sont si positifs que cela se vérifie au niveau du risque de mortalité globale, toutes causes confondues. Comment pourrait-il d’ailleurs en être autrement, sachant que les pathologies les plus meurtrières, à savoir les cancers et les maladies cardiovasculaires, figurent parmi celles justement associées à une déficience en vitamine D. Autre paramètre important : la vitamine D contribue à réduire le risque de chutes et de fractures chez les personnes âgées. Or il faut savoir qu’après une fracture du col du fémur, 20 à 25 % des patients et patientes décèdent dans l’année qui suit !

En 2010, une étude finlandaise a confirmé avec éclat ce lien entre déficit en vitamine D et risque de mortalité précoce. Plus de 1100 femmes et hommes âgés de 53 à 73 ans ont été enrôlés entre 1998 et 2001 pour les besoins de cette étude au départ de laquelle aucun d’entre eux ne devait déjà souffrir de cancer ou de maladie cardio-vasculaire. Au terme de l’étude, les résultats se sont avérés pour le moins éloquents puisque 80 % des décès enregistrés sont survenus dans le groupe des sujets avec un taux sanguin de vitamine D inférieur à 20 ng/ml, sachant que le stade de déficience marquée en vitamine D commence en dessous de 20 ng/ml. Les 20 % de décès restants ont donc concerné le groupe dont le taux sanguin dépassait 20 ng/ml. En nombre d ’individus, cela s’est traduit par 70 décès dans le premier groupe, qui réunissait à lui seul les deux tiers des participants à l’étude, et seulement 17 décès dans le second groupe (Virtanen, Eur J Clin Nutr, 2010 Oct). Là, on se dit qu’il se passe quelque chose...

Une méta-analyse très récente réalisée à partir de douze études ayant réuni, au total, plus de 32 000 sujets âgés, va dans le même sens puisqu’elle conclut à une diminution de 1 % de la mortalité pour chaque augmentation de 1 ng/ml du taux sérique de vitamine D (Schöttker, Ageing Res Rev, 2012 Feb).

Le nutriment de la décennie

Dans son édition en ligne du 01 février 2011, le San Francisco Chronicle donnait les résultats de l’enquête annuelle de ConsumerLab à propos de la consommation de compléments alimentaires. Cette société américaine, qui s’est donnée pour objectif d’évaluer la qualité des compléments alimentaires en réalisant des tests indépendants, avait collecté plus de 6000 réponses d’abonnés à sa lettre d’information. Au final, il est apparu que la vitamine D était devenue le 3ème produit le plus populaire de l’année 2010, derrière les huiles de poisson et les multivitamines. Au passage, ConsumerLab soulignait le fait que la consommation de vitamine D avait augmenté de 52 % en l’espace de deux ans. Autant de chiffres qui attestent que la vitamine D peut légitimement postuler au titre de nutriment d e la décennie actuelle, d’autant plus que les résultats à venir de nombreuses études cliniques de qualité actuellement en projet ou en cours de réalisation, dans le cadre desquelles la vitamine D est ou sera administrée à dose efficace (2000 à 10 000 UI par jour), achèveront de convaincre les esprits scientifiques les plus étroits que cette vitamine-hormone exerce ses effets bien au-delà de la seule sphère osseuse.

Pour trouver des réponses à toutes vos interrogations d’ordre pratique au sujet de la vitamine D, n’hésitez pas à vous référer à mon livre ou à visiter mon blog entièrement dédié à la vitamine D.

Didier Le Bail

Sources (1) Peiris, Mil Med, 2008 Dec.

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