Environnement Lançonnais

Des OGM dans nos assiettes

mercredi 26 mai 2010 par Alain KALT (retranscription)

Des OGM dans nos assiettes Depuis une réglementation européenne de 2004, les produits qui contiennent plus de 0,9% d’OGM doivent être étiquetés. Ainsi, vous pourrez lire par exemple : « sirop de maïs issu de maïs génétiquement modifié ». Mais il est peu probable que cela vous arrive. Sur 80 000 produits alimentaires commercialisés en France, seule une trentaine sont étiquetés « OGM ». Il s’agit essentiellement de produits importés des Etats-Unis ou d’huiles de soja.

Malheureusement, cela ne veut pas dire qu’il suffit d’éviter ces produits pour être certain de ne pas manger d’OGM. D’abord, parce que le produit que vous achetez peut contenir moins de 0,9% d’OGM (ce qui ne nécessite donc pas d’étiquetage obligatoire). Ensuite, parce que les OGM arrivent dans nos assiettes via la nourriture animale. Comment ?

80% des animaux d’élevage consomment des OGM, principalement du soja importé du continent américain. Nos vaches, nos cochons, nos volailles… sont presque toujours nourris aux OGM. Les produits issus de leur élevage peuvent donc contenir des OGM. Or, la réglementation sur l’étiquetage n’impose pas d’indiquer si ces produits proviennent d’animaux élevés ou non aux OGM. Nous n’avons donc aucun moyen de savoir si la viande, le lait, les œufs et tous les produits dérivés (yaourts, biscuits…) que nous achetons contiennent ou non des OGM. Nous consommons donc forcément des OGM de manière indirecte. Par le biais de l’alimentation animale, les OGM entrent dans la chaîne alimentaire.

Pour éviter cela, il faudrait que l’étiquetage précise clairement si un produit est issu d’une filière non-OGM. Le consommateur pourrait ainsi savoir si la viande, le lait, les œufs, etc. qu’il achète sont issus d’animaux élevés ou non avec des OGM. Un premier pas a été fait en mai 2009. Le Conseil National de la Consommation a admis que les industriels de l’agro-alimentaire qui avaient fait le choix du « sans OGM » pouvaient le signaler via l’étiquetage. La mention « Animaux nourris sans utilisation d’OGM » pourra être apposée sur la viande, les œufs et les produits laitiers issus de filières excluant l’alimentation à base d’OGM.  Greenpeace prend acte avec satisfaction de cet avis qui devrait permettre de pérenniser les filières sans OGM et d’orienter la demande vers ces produits. Mais il faut aller plus loin. Il faut rendre obligatoire l’étiquetage de tous les produits issus d’animaux nourris avec des OGM et renoncer à nourrir les animaux d’élevage aux OGM. 

En attendant, il n’existe que deux moyens pour éviter les OGM dans les produits provenant d’animaux :

- consommer des produits « bio » (puisque le cahier des charges de l’agriculture « bio » exclut les OGM)

- utiliser notre « Guide des produits avec ou sans OGM » que nous mettons à jour régulièrement depuis 1998 (la dernière version date de 2009).


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