Environnement Lançonnais

Ce petit test rallonge votre vie

jeudi 29 janvier 2015 par Alain KALT (retranscription)

Chère lectrice, cher lecteur,

Si vous répondez « oui » aux 4 questions suivantes, vous pourriez diviser par 2 votre risque de mourir par rapport aux personnes de votre âge.

De plus, vous pourriez avoir 2,4 fois plus de chances de vivre sans Alzheimer, et 30 % de risques en moins de devenir gaga, ce qu’on appelle aujourd’hui la « démence sénile ».

Encore mieux : si vous répondez « non » à une ou plusieurs de ces questions, je vais vous donner des moyens simples de transformer ces non en oui. Vous aussi, vous pourrez alors regarder l’avenir avec confiance et le cœur en joie.

Cette lettre sera mon petit cadeau de Noël – avec mes excuses pour le retard…

Les 4 questions fatidiques

Voici les 4 questions fatidiques :

- Question N°1 : Répondez-vous oui ou non à la déclaration suivante : « Certaines personnes errent dans la vie sans but, mais je n’en fais pas partie » ?

- Question N°2 : Répondez-vous oui ou non à la déclaration suivante : « Je me sens bien lorsque je me rappelle mon passé, et quand je pense à ce que sera l’avenir » ?

- Question N°3 : Même chose pour : « J’ai l’impression d’avoir déjà beaucoup fait et vécu d’aventures, mais il me reste encore énormément à découvrir. »

- Question N°°4 : Même chose pour : « J’ai de nombreux projets et je crains de ne pas vivre assez longtemps pour les réaliser. »

Si vous répondez oui à une ou plusieurs de ces questions, c’est très positif car cela montre que vous avez un but clair qui anime votre vie.

Or, selon Patricia Boyle, neuropsychologue au Centre Rush pour la Maladie d’Alzheimer de Chicago (Etats-Unis), le fait d’avoir un but dans la vie (purpose en anglais) « est un prédicteur très fiable d’une bonne santé et du bien-être chez les personnes âgées » [1].

Avec ses collègues chercheurs, elle a suivi un groupe de 1238 personnes (âge moyen 78 ans) pendant 5 ans. Et elle a constaté que les personnes qui avaient des objectifs animant leur existence ont été 2 fois moins nombreuses à décéder que les autres [2] ! Elles ont aussi développé moins d’infirmités.

Le Dr Patricia Boyle a aussi suivi près de 1000 personnes de 80 ans en moyenne pendant une période allant jusqu’à 7 ans. Son équipe a constaté que les personnes qui ont un but dans la vie ont 2,4 fois plus de chances d’échapper à Alzheimer que celles qui n’en ont pas [3].

« Cela ralentit le rythme du déclin cognitif d’environ 30 % », explique-t-elle.

Le plus impressionnant est que, même si vous avez la maladie qui s’installe dans votre cerveau (l’Alzheimer se caractérise par le développement de plaques appelées « bêta-amyloïdes »), le fait d’avoir ce but vous protège contre l’apparition des symptômes d’Alzheimer. Autrement dit, votre cerveau est touché, mais votre vie continue comme avant, vous n’avez aucun signe de la maladie.

Vous êtes plus heureux, vous dormez mieux et vos organes fonctionnent mieux, en particulier votre cerveau.

Que veut dire « avoir un but dans la vie » ?

Pour les psychologues, « avoir un but dans la vie » signifie « vivre pour un objectif dépassant vos besoins quotidiens (se nourrir, dormir, se laver…). Un objectif qui vous aide à organiser vos activités quotidiennes », selon Patrick Hill, psychologue à l’université d’Ottawa.

Vous nourrir, vous laver, dormir, faire le ménage, acheter des choses sont des moyens pour vous, pas le but de votre existence.

Votre but est ailleurs. Il concerne peut-être des personnes dont vous avez la charge, un animal domestique, un projet artistique, une invention, une entreprise, un exploit sportif, un voyage…

Peut-être soignez-vous un conjoint, un enfant, un parent malade. Peut-être travaillez-vous pour assurer l’avenir de votre famille, embellir votre maison, votre jardin, ou protéger l’environnement.

Peut-être encore vous occupez-vous de vos enfants ou petits-enfants. Si vous êtes âgé et que vous n’avez plus beaucoup de force physique, cette aide peut consister à leur transmettre la sagesse que la vie vous a enseignée, pour leur éviter des accidents, des déconvenues, et les aider à mieux réussir leur propre vie. Ou peut-être assurez-vous tout simplement une présence, une écoute auprès de personnes qui en ont besoin.

Retrouver un but dans la vie quand on est seul, malade, malheureux

La question, évidemment, est de savoir comment retrouver un but dans la vie quand on est seul, malade et/ou malheureux.

Car on peut aussi avoir un but bien clair et un jour la maladie, un accident, ou la vieillesse, vous surprend et vous prive de l’espoir d’atteindre ce but. C’est donc le fait d’être vieux/malade qui vous empêche d’avoir des objectifs motivants dans l’existence !

Que faire, quand les choses vont dans ce (mauvais) sens ?

Le secret, c’est de comprendre qu’avoir un but dans la vie ne veut pas forcément dire chercher à réaliser vos rêves les plus fous.

Les médias présentent régulièrement des histoires phénoménales : une personne traverse la Manche à la nage alors qu’elle n’a ni bras ni jambes [4], un autre escalade l’Everest alors qu’il est aveugle [5]…

Ces exploits sont fantastiques. Ils nous rappellent – et c’est bien nécessaire – que les forces spirituelles de l’être humain sont pratiquement sans limites : « À cœur vaillant, rien d’impossible » dit un proverbe.

Cependant, pour la plupart d’entre nous, réaliser nos rêves les plus fous n’est pas possible, et ce n’est de toutes façons pas important. Le Dr Patricia Boyle, la psychologue dont nous parlions plus haut, le confirme :

« L’important, c’est d’apporter sa contribution », même modeste, au monde qui vous entoure.

Ainsi j’ai récemment entendu parler d’une dame de 80 ans, touchée par l’Alzheimer depuis deux ans et demi. Elle continue pourtant à travailler bénévolement dans un centre d’accueil pour personnes sans abri, où elle participe aux lessives et au repassage. Le résultat est que ses capacités mentales sont aujourd’hui bien supérieures à celles des aux autres malades de son groupe, même plus jeunes.

Les personnes qui s’occupent d’un chat, ou d’un chien, savent à quel point cela peut être gratifiant. Cela vous pousse à vous lever, à sortir, vous devez le nourrir ou le promener, et vous recevez en retour une affection et une fidélité sans bornes. De plus, observer un animal est source d’étonnement et de profondes réflexions sur la vie, la nature, et sur les êtres humains par comparaison.

Proposer son aide comme bénévole dans un refuge pour chiens ou chats abandonnés ne nécessite pas une bonne santé, mais c’est un bon moyen de se faire des amis à quatre pattes… et des amis tout court.

Les hôpitaux aussi ont besoin de bénévoles. Si les services de pédiatrie (médecine des enfants) ont souvent beaucoup de candidats, les difficultés sont plus grandes en gériatrie (médecine des personnes âgées). Et pourtant : « Il faut bien aider les vieux », disait une grand-mère de 90 ans qui s’occupait de malades qui avaient 20 ans de moins qu’elle ! Et vous n’avez pas besoin d’être en bonne santé pour cela non plus. Ce qui manque le plus dans nos hôpitaux, instituts, maisons de retraite, c’est le contact humain, le temps, l’écoute.

Un article du New York Times qui concerne ce sujet du « but de la vie » rapporte l’histoire touchante d’un vieux monsieur, Manny, appartenant à la communauté juive de New York. Jusqu’à sa mort, il faisait les livraisons à domicile pour la boucherie casher de son quartier. Cela lui permettait de rendre service tout en gardant le contact avec les personnes de la communauté, qui l’invitaient régulièrement pour un café et échanger des nouvelles [6].

En France, et dans la plupart des pays européens, le droit du travail incite à ne pas poursuivre son activité au-delà de 65 ans. Bien des personnes sont mises en « préretraite » ou retraite anticipée à 60 ans. Aux Etats-Unis, où cela est autorisé, des chaînes de magasins s’efforcent de créer des postes pour les personnes âgées, et même très âgées, qui souhaitent garder par ce moyen un contact avec la vie active.

C’est le cas de la chaîne de supermarchés Walmart qui leur propose de venir aider les clients aux caisses pour empaqueter les provisions et charger leurs courses en voiture. Les horaires sont totalement souples et adaptés aux capacités de chacun. Des personnes témoignent que c’est un moyen de rencontrer des gens, de faire plaisir, et d’aller mieux :

« Mon frère appelle cela ma thérapie payée », raconte une dame sur Internet.

« Je plie et remets en rayon de nombreuses choses mais j’aide aussi les clients qui sont toujours amicaux. Mon but est de rendre service, faire un bon travail et améliorer ma santé et mon bien-être. Je recommande vraiment d’essayer. Je travaille seulement par périodes de deux jours. ».

Alors voilà. C’était quelques idées pour transformer vos éventuels « non » en « oui », aux questions fatidiques du début de cette lettre.

Et j’aimerais que vous me fassiez part de vos bonnes idées, en les ajoutant dans les commentaires à la suite de mon texte sur le site de santé nature innovations en cliquant ici,

Les 5 bonnes nouvelles qui ont marqué 2014

En feuilletant la presse, je suis tombé sur un article du Nouvel Observateur, titré « Ces 5 bonnes nouvelles qui ont marqué 2014 » :

« N’écoutez pas les mauvais esprits », commence le journaliste. « 2014 n’a pas été marquée que par des mauvaises nouvelles. Dans le flot continu d’informations, 5 événements nous ont particulièrement marqués cette année :

- la mission réussie du petit robot Philae,

- le courage de Malala Yousafzai récompensée par un Nobel,

- les Américains et les Cubains qui sortent le calumet de la paix,

- le dernier otage français libéré

- et l’année XXL du champion tricolore Renaud Lavillenie.

« L’Obs » vous rafraîchit la mémoire.[7] »

J’étais reconnaissant en effet à « L’Obs » de bien vouloir me « rafraîchir la mémoire » car, personnellement, je n’aurais jamais pensé à cela.

Pour commencer, je ne me souvenais même plus de qui étaient « le petit robot Philae », « Malala Yousafzai » et « Renaud Lavillenie ».

Après vérification, le petit robot Philae est celui qui s’est posé sur une comète. Malala Yousafzai est une jeune pakistanaise qui faillit se faire assassiner par les talibans et qui réclame que les enfants soient mieux scolarisés au Pakistan. Et Renaud Lavillenie est le nouveau champion du monde de saut à la perche.

Bon.

Je ne sais pas trop sur quelle planète vit ce journaliste. Manquait-il d’inspiration ?

L’idée de faire un article sur ce qui se passe de bien dans le monde me paraît excellente, toutefois. Et encore mieux de faire le travail pour nous-mêmes : que se passe-t-il de bien autour de nous ? Et comment pouvons-nous y contribuer…

Bonne année, et bonne santé !

Jean-Marc Dupuis

Notes :

[1] Living on Purpose

[2] Purpose in Life Is Associated With Mortality Among Community-Dwelling Older Persons

[3] Effect of a Purpose in Life on Risk of Incident Alzheimer Disease and Mild Cognitive Impairment in Community-Dwelling Older Persons

[4] Sans bras ni jambes, il traverse la Manche à la nage

[5] Aveugle, il a atteint tous les sommets

[6] Living on Purpose

[7] Ces 5 bonnes nouvelles qui ont marqué 2014

Pour en savoir plus, cliquez ici : http://www.santenatureinnovation.co...

Voir en ligne : Source de l’article...

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