Goldman Prize : les 6 militants écologistes de l’année 2017
Le 25 avril 2017 par Marine Jobert
Le nom des 6 récipiendaires du Goldman Prize 2017 a été dévoilé ce 24 avril. Considéré comme le prix Nobel de l’environnement, il récompense chaque année des personnalités venues de 6 régions du monde, qui luttent pour protéger et améliorer leur environnement, parfois au risque de leur vie. La Hondurienne Berta Cáceres, lauréate 2015, a été assassinée le 3 mars 2016 pour son combat contre un barrage, qui menaçait l’accès à l’eau de peuples autochtones.
Qui sont-ils ?
Mark Lopez a mobilisé les habitants de son quartier de Los Angeles (Etats-Unis), contaminé au plomb et à l’arsenic par une usine de recyclage de batteries, afin de faire payer les tests et la décontamination par l’entreprise négligente et par l’Etat de Californie.
Uroš Macerl, fermier en agriculture biologique, a mené un bras de fer contre le cimentier Lafarge en Slovénie, qui polluait l’air, l’eau et les sols en faisant tourner son usine avec du coke de pétrole et des centaines de tonnes de déchets dangereux. Soutenu par la Commission européenne, il a réussi à faire suspendre le permis du cimentier, qui tente depuis de le récupérer.
Prafulla Samantara a fait dérailler un projet de mine de bauxite à ciel ouvert à l’est de l’Inde, qui aurait dévasté des forêts d’une très grande diversité, berceau du peuple des Dongria Kondh.
Wendy Bowman, 83 ans, avait dû quitter ses terres dans les années 1990 à cause d’une mine de charbon. A nouveau sommée de partir par une compagnie minière chinoise, elle a refusé de vendre sa ferme familiale située sur la côte est de l’Australie, bloquant ainsi tout le processus. Son credo : protéger l’eau et la terre.
Rodrigue Katembo, 41 ans, ex-enfant soldat d’une République démocratique du Congo en guerre, est devenu l’incorruptible éco-garde du parc national des Virunga. Documentant, à l’aide de vidéos tournées en secret, les tentatives de corruption du pétrolier britannique SOCO -mais aussi de l’armée et des fonctionnaires en charge de la protection du site-, il a contribué à l’abandon du projet en 2014. Depuis, les populations d’hippopotames et d’éléphants se sont stabilisées. Un combat qui lui a valu d’être torturé 17 jours.
Rodrigo Tot a contraint, dans un contexte de forte corruption, la justice du Guatemala à émettre des titres de propriété à son peuple, cerné par la réouverture d’une mine de nickel. Le projet est toujours en cours, combattu devant la commission inter-américaine des droits de l’homme. Un de ses fils a été abattu et un autre gravement blessé.
Alain KALT (retranscription)
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