Environnement Lançonnais

Pourquoi les animaux n’ont pas d’attaque cardiaque.

dimanche 28 août 2011 par Alain KALT (retranscription)

« Pourquoi les animaux n’ont pas d’attaque cardiaque, mais les hommes si ? ».

C’est le titre d’un livre du médecin hollandais Matthias Rath, traduit dans de nombreuses langues, et qui connaît un succès qui ne se dément pas dans les salons et colloques sur les médecines naturelles.

Et en effet, qu’est-ce qui explique cette (regrettable) particularité ?

L’homme est un des seuls mammifères à être victime d’infarctus et d’accidents vasculaires cérébraux. Les maladies cardiovasculaires sont même actuellement la seconde cause de décès en France (28 %), juste derrière le cancer. Et encore les Français bénéficient-ils du « French Paradox », ou paradoxe français, que le monde entier nous envie, à savoir que nous consommons plus d’alcool et de graisses que les autres peuples, mais nous souffrons moins de maladies cardiovasculaires. Aux Etats-Unis, au Canada et en Angleterre, ces maladies sont la première cause de décès.

Selon le Dr Rath, si l’être humain est un des seuls mammifères à être touchés par les attaques cardiaques, c’est parce que c’est aussi un des seuls mammifères à être incapable de produire lui-même de la vitamine C.

Pratiquement tous les autres mammifères synthétisent de la vitamine C, dans leur foie et leurs reins, à partir du glucose : car ils possèdent un enzyme, le L-gulonolactone oxydase, qui leur permet de transformer le glucose en vitamine C.

L’être humain, en revanche, comme les autres primates, a subi une modification génétique il y a 45 millions d’années qui l’a rendu incapable de fabriquer cet enzyme. Depuis, il n’est plus capable de transformer le glucose en vitamine C. La nourriture est devenue sa seule source de vitamine C.

Chez les primates, cela n’a pas de conséquences car ils mangent tellement de fruits, feuilles et autres végétaux qu’ils n’ont pas de risque de carence. Les analyses nutritionnelles réalisées chez les primates en liberté font état d’une consommation quotidienne de 2 000 à 8 000 mg par jour pour des primates d’un poids comparable (chimpanzés) ou légèrement supérieur (gorilles) à celui de l’homme.

Mais les choses se présentent bien différemment chez l’être humain.

L’alimentation moderne est pauvre, voire vide de vitamine C. Les populations des pays industrialisés qui se nourrissent de chips, plats surgelés, sucreries, pain et pâtes ne bénéficient que d’apports très réduits en vitamine C. Manger deux oranges par jour n’apporte que 80 mg par jour, donc 30 fois moins de vitamine C que la dose minimale d’un primate en liberté.

Qu’est-ce que cela a à voir avec les attaques cardiaques ?

Le lien est évident, selon le Dr Rath. En effet, la vitamine C est un des principaux antioxydants présents dans l’organisme. Un antioxydant est une substance qui détruit les radicaux libres qui attaquent vos cellules, et sont une cause d’inflammation de vos cellules, vos organes, et vos vaisseaux sanguins.

Dans leur état normal, la paroi des vaisseaux n’est pas mouillable : le sang coule à l’intérieur sans pouvoir s’y accrocher, comme des gouttelettes sur une feuille ou de l’eau sur les plumes d’un canard. En revanche, si la paroi s’irrite, des plaquettes sanguines vont s’y accrocher, et former un caillot sanguin, autrement dit une boule de sang coagulée.

L’accident se produit lorsque le caillot se coince dans une artère et la bouche. Votre sang ne peut plus passer vers l’organe qui était irrigué par cette artère. Les cellules, privées d’oxygène et de nutriments, sont asphyxiées et meurent de façon brutale et massive, avec des conséquences irréversibles.

- Si c’est une artère carotide, donc irriguant votre cerveau, qui se bouche, c’est « l’attaque ». Les médecins appellent cela AVC (accident vasculaire cérébral ). Privé de sang neuf, votre cerveau est asphyxié ce qui provoque le décès, ou alors des paralysies, pertes de mémoire, et autres troubles cognitifs (surdité, cécité, perte du goût ou de l’odorat)

- Si le caillot bouche une artère coro naire, c’est-à-dire une artère qui apporte du sang au muscle de votre cœur pour lui permettre de battre, c’est « la crise cardiaque ». Les médecins parlent d’« infarctus du myocarde ». Le muscle du cœur est endommagé, ce qui peut entraîner bien évidemment la mort, ou alors une grande fragilité du cœur.

Vous comprenez mieux la gravité de l’infarctus lorsque vous savez d’où vient ce mot. « Infarctus » (et non « infractus » comme dit mon fils Jan, 12 ans) vient du mot « farcir », comme dans tomates farcies.

En effet, lorsqu’un infarctus se produit, le caillot de sang qui a bouché la circulation provoque une coagulation dans l’organe. Lorsque le patient décède, et que l’on effectue une autopsie, on retrouve alors l’organe « farci » de sang coagulé, ce qui n’est pas beau à voir. Raison de plus, donc, pour tout faire aujourd’hui pour éviter que cela ne vous arrive. Or, comme vous l’avez compris, le meilleur moyen d’éviter le caillot est d’éviter que la paroi de vos vaisseaux ne s’e nflamme. Et pour éviter que la paroi de vos vaisseaux ne s’irrite, il faut que votre sang contienne la bonne dose de produit anti-irritant, ou anti oxydant comme... la vitamine C.

A noter que votre médecin vous dira sans doute que les attaques cardiaques sont provoquées par un rétrécissement et un durcissement de vos artères, causés par un dépôt de la plaque d’athérome, un mélange de graisse, de cholestérol et de calcaire. Donc, pour éviter que vos artères ne se bouchent, il vous recommandera de manger moins de graisses, en particulier moins d’aliments riches en cholestérol.

Mais le Dr Rath fait remarquer que le problème de l’athérosclérose est le même que celui du caillot. Car en fait, si de la plaque d’athérome se forme sur la paroi interne de vos artères, ce n’est pas pour vous embêter, mais pour réparer des altérations provoquées par des substances irritantes (radicaux libres) qui se trouvaient dans votre sang.

Consommer plus de vitamine C contribuera donc aussi à prévenir la formation de plaque d’athérome sur vos artères. Elles resteront plus larges, plus souples, et l’arrivée d’un petit caillot, si elle se produisait un jour, aurait des conséquences moins graves.

A votre santé ! Jean-Marc Dupuis

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