Environnement Lançonnais

Antibiotiques, ce qu’il faut savoir...

mercredi 19 décembre 2018 par Alain KALT (retranscription)

Antibiotiques : pour en finir avec le gavage !

Chère lectrice, cher lecteur,

Ce poulet qui picore un grain de maïs ? Il en est gavé.

La vache qui regarde mollement passer le train en broutant ? Gavée elle aussi.

Pareil pour le poisson qu’on achète avec bonne conscience chez un poissonnier déguisé en pêcheur (parce que ça fait plus vrai).

Et nous-même, êtres humains, nous n’échappons pas non plus à ce phénomène.

Comme les animaux que nous mangeons, nous sommes aussi gavés d’antibiotiques.

Conséquence : les bactéries se sont « habituées » aux antibiotiques, devenues de moins en moins efficaces. La situation est tellement inquiétante que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé un cri d’alarme :

« La résistance aux antibiotiques constitue aujourd’hui l’une des plus graves menaces pesant sur la santé mondiale. Elle peut frapper n’importe qui, à n’importe quel âge, dans n’importe quel pays. »

En France, ce problème a été souligné par un rapport officiel du ministère de la Santé de 2015 :

« Chaque année, plus de 150 000 patients développent une infection liée à une bactérie multirésistante, et plus de 12 500 personnes en meurent ». L’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) affirme que l’antibiorésistance fait 700 000 morts dans le monde actuellement et pourrait, en 2050, tuer jusqu’à 10 millions de personnes par an si rien n’est fait [1].

Une histoire de clé

Le Pr Adnane Remmal, spécialiste de l’antibiorésistance, résume la situation avec une image que je trouve particulièrement parlante :

« Les antibiotiques ont une clé pour ouvrir une porte et entrer dans la bactérie, mais s’il y a un petit changement dans la serrure, alors la clé ne fonctionne plus. Avec l’évolution des bactéries, les antibiotiques ont une clé qui n’est plus adaptée à la serrure. [2] »

La crainte des autorités sanitaires est que la résistance aux antibiotiques finisse par transformer des infections courantes, faciles à soigner aujourd’hui, en cause récurrente de mortalité.

Alors que faire ?

L’assurance maladie, pour l’instant, mise sur… des slogans.

Après « Les antibiotiques, c’est pas automatique » en 2001, nous avons eu « Si on les utilise à tort, ils deviendront moins forts ».

Remarquez qu’à chaque fois ça rime, mais ça n’a pas suffi à faire baisser la consommation d’antibiotiques, encore repartie à la hausse entre 2015 et 2016 [3]. De plus, on estime aujourd’hui que 50 % des prescriptions d’antibiotiques sont parfaitement inutiles [4] !!!

Les autorités ont donc dégainé un nouveau slogan : « Soyons concernés, soyons responsables ».

Là, ça ne rime plus, mais est-ce que ce sera suffisant ?

Hmmm… pas sûr.

« Désolé, vous n’êtes pas un bon médecin ! »

Une autre approche, mêlant psychologie sociale et comportementale, semble intéressante pour réduire la prescription d’antibiotiques inutiles.

On peut la résumer très simplement : elle suppose que les médecins se comparent entre eux.

Dans une première étude, les médecins ont dû placer une affiche signée de leur main dans leurs salles d’examen, où ils promettent de suivre les directives standard sur la prescription d’antibiotiques.

Le fait de s’engager, de mettre leur propre nom, a fait baisser de 20 points la prescription d’antibiotiques par rapport aux médecins d’un autre groupe, qui n’affichaient, eux, que des informations « génériques » sur l’utilisation des antibiotiques.

Plus récemment, une équipe de chercheurs a organisé pendant 18 mois une étude sur 248 médecins et près de 17 000 cas d’infection respiratoire pour lesquels les antibiotiques ne sont pas utiles.

Les médecins ont reçu un courriel mensuel pour les informer de leur performance par rapport à celle de leurs pairs.

Ceux qui avaient les taux de prescription d’antibiotiques inappropriés les plus bas étaient félicités pour être « les plus performants ».

Les autres recevaient un e-mail un peu moins glamour : « Vous n’êtes pas parmi les meilleurs. »

Cette simple comparaison avec leurs confrères a quasiment éradiqué les prescriptions inutiles d’antibiotiques, qui sont passées de 20 % à 3,7 %.

Une autre étude où les médecins savaient également qu’ils étaient surveillés (ils recevaient une demande de justification à chaque prescription d’antibiotique, et leur réponse était accessible à tous leurs collègues) a obtenu une baisse des prescriptions inutiles assez comparable : de 23,2 à 5,2 %.

C’est un premier pas. Maintenant, il existe aussi des solutions naturelles qui doivent être reconsidérées en urgence.

Sauvée de l’amputation par une méthode naturelle

Dans une lettre récente à ses sympathisants, l’Institut de protection de la santé naturelle (IPSN) évoquait deux pistes naturelles intéressantes dans le traitement des infections : les phages et la vitamine C « à haute dose.

Les bactériophages (ou phages) sont des virus qui infectent spécifiquement des bactéries.

Ce sont des virus tueurs de bactéries, découverts par Felix d’Hérelle au début du XXe siècle et qui étaient un peu tombés depuis dans les oubliettes de la science.

Vraiment dommage, car certains témoignages révèlent l’immense efficacité des bactériophages. Regardez plutôt le témoignage de Caroline L., que les phages ont sauvée d’une amputation :

« Après une chute et plusieurs opérations, son pied droit s’infecte. Les antibiotiques sont impuissants et les médecins ne voient plus qu’une solution : l’amputation. La jeune femme signe une décharge pour expérimenter un traitement interdit en France : la phagothérapie ou l’utilisation de virus pour détruire des bactéries. « Sur la plaie, on versait toutes les 24 heures les phages. C’était juste génial, car au fur à mesure des pansements, je voyais ma plaie se refermer. [5] »

Depuis 2013, un groupe de chercheurs a lancé une étude appelée Phagoburn. Des cocktails de phages ont été présentés à l’Agence européenne du médicament qui en a autorisé la commercialisation [6].

Pour la France, on attend encore le feu vert.

Quant à la vitamine C, de nombreuses études viennent étayer l’hypothèse de l’efficacité de la vitamine C à haute dose dans des cas d’infections bactériennes ou virales graves.

Les chercheurs ont notamment montré l’efficacité de traitements utilisant la vitamine C à haute dose pour les maux suivants :

• Septicémie (infection du sang) [7][8][9]

• Le Sida [10]

• Les infections pulmonaires [11]

• Une activité antibactérienne contre différents types de bactéries [12]

• L’Herpès [13]

Notez que dans la plupart de ces études le traitement à base de vitamine C à haute dose n’est pas le seul prodigué.

En effet, la vitamine C est associée à d’autres traitements, parfois d’autres antioxydants ou bien des produits naturels (huiles essentielles) ou encore à des antibiotiques.

Et à propos d’huiles essentielles, il faut souligner à quel point certaines pourraient réellement servir d’alternatives aux antibiotiques.

Car contrairement aux médicaments, les huiles essentielles ont conservé la clé pour accéder à la bactérie !

C’est Attila chez les plantes

Toujours selon le Pr Adnane Remmal, elles vont « détruire la paroi et la membrane de la bactérie, un peu comme une grosse masse qui détruirait la porte ».

Ensuite, elles perturbent le métabolisme cellulaire de la bactérie et finissent par bloquer ses fonctions vitales (respiration et équilibre ionique intracellulaire).

Aujourd’hui, si la prudence impose de ne pas affirmer qu’elles peuvent fonctionner seules contre les bactéries, de plus en plus de scientifiques reconnaissent qu’elles devraient déjà être utilisées en coopération avec les antibiotiques, pour les « potentialiser » (renforcer leur efficacité).

Dans certains cas cliniques publiés, l’huile essentielle est même venue au secours d’antibiotiques qui n’agissaient plus !

Par exemple, l’huile essentielle d’arbre à thé (Melaleuca alternifolia) a permis d’éviter l’évolution de l’infection à Staphylococcus aureus sur une blessure d’un membre [14].

Avantage immédiat de cette coopération, cela permet de réduire les doses des antibiotiques et de diminuer ainsi la capacité de résistance des bactéries.

On conseillera notamment l’huile essentielle de cannelle de Ceylan, surnommée « L’Attila de l’arôma » en raison de sa puissance.

Il faut dire qu’elle écrase tout sur son passage : virus, bactéries, champignons, parasites. On la recommande en cas d’infections intestinales ou urinaires. Préparer une tisane de thym et ajouter 1 à 2 gouttes d’huile essentielle de cannelle de Ceylan. À boire le matin pendant 5 à 6 jours.

Signalons aussi l’huile essentielle de palmarosa, antidouleur et bonne antibactérienne généraliste. À utiliser par voie locale, notamment en cas de mycose ou d’infection cutanée. Déposez 5 ml d’huile végétale de jojoba dans le creux de votre main, ajoutez 2 gouttes d’huile de palmarosa, 1 goutte de lavande fine et passez délicatement sur la lésion.

Éviter la surinfection avec les huiles essentielles

Autre rôle méconnu des huiles essentielles : elles permettent d’éviter la surinfection.

Dans bien des cas, l’infection bactérienne fait suite à une attaque d’un virus qui crée une inflammation (c’est notamment le cas lors de troubles ORL et broncho-pulmonaires).

Le virus et l’inflammation sont donc des « facilitateurs » de l’infection bactérienne.

Mais pourquoi ne pas penser aux huiles essentielles dès la première alerte virale ? C’est ce que suggère le Dr Fabienne Millet, dans son dossier consacré aux « Incroyables pouvoirs des huiles essentielles » :

Contrairement aux antibiotiques, qui n’agissent que sur les virus, les huiles essentielles sont capables de détruire les virus et bloquer l’inflammation… ce qui limite ainsi le risque de surinfection bactérienne ou fongique !

L’huile essentielle de giroflier, très riche en eugénol, est utilisée dans de nombreuses infections et donc assimilée à un antibiotique. Mais elle a en plus un pouvoir anti-inflammatoire !

Ajoutons que les huiles essentielles d’eucalyptus radié, de niaouli, de saro/mandravasarotra, de cajeput… (riches en 1-8 cinéole couplé à de l’alpha-terpinéol) sont elles aussi antivirales, anti-inflammatoires et bactéricides.

De plus, elles favorisent l’évacuation des sécrétions bronchiques, privant ainsi les bactéries d’un milieu propice à leur développement.

Enfin, l’huile essentielle de ravintsara diffusée dans l’atmosphère à l’hôpital permet d’éviter la transmission des germes et les surinfections respiratoires.

Et un dernier petit conseil à nos amis de l’Assurance maladie, s’ils cherchent un nouveau slogan pour limiter la consommation d’antibiotiques.

« N’oubliez pas les huiles… elles sont essentielles ! »

De rien, c’est Combris qui offre !

Santé !

Gabriel Combris

Sources :

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