Environnement Lançonnais

Votre corps n’est pas une poubelle !!!

jeudi 8 mars 2012 par Alain KALT (retranscription)

Quand vous faites attention à ce que vous mangez, votre entourage ne tarde pas à vous regarder d’un œil mauvais. Très vite, vous êtes soupçonné d’être égocentrique, nombriliste, voire névrosé. Cette réaction vient pour moi d’un vieux fond de morale religieuse mal comprise. Les religions se méfient de la nourriture : pour se purifier, il faut diminuer, voire stopper sa consommation de nourriture et de boisson. C’est bien sûr particulièrement vrai pour les périodes de jeûne rituel (Carême, Ramadan, Yom Kippour), mais, en général, l’homme vertueux se privera si possible en permanence. Et plus il se privera, mieux ce sera. On se souvient de Jean le Baptiste (un ascète juif qui s’était retiré dans le désert à l’époque du Christ) se nourrissant uniquement de miel et de sauterelles. De Saint-Jean-Marie Vianney (le « Curé d’Ars », au début du 19e Siècle), qui avait la réputation de ne manger que des pommes de terre pourries. Chez les bouddhistes chinois, les laïcs sont tenus d’assister aux assemblées de jeûne (zhai) six jours par mois. L’origine du zhai remonte aux plus anciens textes du bouddhisme chinois (1er siècle avant Jésus-Christ) où il est dit que le prince Ying de Chu, qui était réputé pour sa connaissances des règlements du jeûne bouddhique, faisait chaque année un jeûne de trois mois. C’est deux fois plus que les 40 jours passés par le Christ au désert !

Du jeûne à la malbouffe

Il n’en fallait pas plus pour que se répande dans les populations l’idée que manger était mal, et que mal manger était... bien !

La bonne éducation bourgeoise consiste à ne jamais faire de remarque sur la nourriture (y compris en bien). Le meilleur moyen d’y arriver est de ne pas faire attention à ce qu’on a dans son assiette. Être attentif à ce qu’on mange est devenu un penchant vulgaire à combattre au même titre que l’avarice, la jalousie, le mensonge, etc.

C’est ainsi que la malbouffe a pu se répandre dans toutes les couches de la population, y compris celles qui n’ont aucune excuse financière. Purée mousseline jambon, coquillettes au ketchup, escalopes « cordon-bleu » sous cellophane et nouilles au beurre sont les menus de base des enfants de familles françaises, qui auraient pourtant parfaitement de quoi acheter poireaux, carottes, céleri, choux et autres légumes pour varier.

En Belgique, où les cantines scolaires sont rares, et où les enfants mangent à midi les « tartines » qui leur ont été préparées par leurs parents, une majorité se nourrit de pain de mie blanc au Nutella, quand ce ne sont pas carrément de simples bonbons qui sont directement jetés dans leur boîte à tartines, souvent accompagnés d’un paquet de chips (mes enfants sont dans une école de Bruxelles et je peux témoigner donc personnellement de ce phénomène affligeant). Moyennant quoi, beaucoup de parents ont bonne conscience car ils ont l’impression d’apprendre à leurs enfants à « ne pas être difficiles ». En toute bonne foi, ils imaginent, comme nous l’avons vu plus haut, faire des enfants bien élevés et vertueux, parce qu’ils ne font pas attention à ce qu’ils mangent.

Il s’agit-là (à mon avis) d’un énorme malentendu.

Nos corps ne sont pas des poubelles (ceux de nos enfants non plus !) Elevés à ce régime, on ne peut s’étonner que ces mêmes enfants, devenus adolescents, « adorent » le McDonald’s et, étudiants, se nourrissent de surgelés, de Choco-BN et de Coca-Cola.

Sur le coup, cela ne fait de bien ni à leurs dents, ni à leur développement physique, ni à leurs performances intellectuelles. Plus tard, cette alimentation sera le terreau du diabète, de la dépression, de l’arthrose et du cancer. Et c’est là, selon moi, que se trouve une profonde contradiction avec l’objectif du jeûne, qui peut être religieux ou hygiénique, mais qui dans les deux cas a pour but une purification.

Si le but de la restriction alimentaire est de se purifier, alors il est encore plus important de faire attention à ce que l’on mange : Je prends donc le parti de Jean le Baptiste contre le Curé d’Ars : si l’on mange peu, consommer uniquement du miel et des sauterelles me paraît être un régime relativement sain. Manger des patates pourries, au contraire, est une recette certaine pour transformer notre corps en benne à ordure, l’intoxiquer et, finalement, le rendre malade et le tuer. Il en va de même pour votre régime alimentaire quotidien :

Votre régime alimentaire

Si vous exercez un métier très physique, de plein air, dans un pays froid (bûcheron dans le grand nord canadien, par exemple), et que vous mangez de grandes quantités de légumes de toutes sortes, de fruits, viandes et poissons, vous pouvez vous permettre de manger de temps en temps des frites, des chips, des barres chocolatées et même des bonbons. Il n’en va évidemment pas de même si vous faites un métier de bureau dans un pays tempéré et que vous faites les trajets en voiture. Dans ce cas, mieux vaut éviter le plus souvent possible ce que les anglophones appellent « junk food » (littéralement, « nourriture poubelle » : biscuits d’apéritif, fast-foods, sucreries, sodas, aliments raffinés et transformés). C’est toujours la même règle qui s’applique : moins vous mangez, plus les aliments prennent de l’importance individuellement. Vous devez alors veiller à manger uniquement des aliments à haute valeur nutritionnelle : fruits et légumes frais, légumes à feuille, légumes-racines, légumineuses, baies, noix, poissons gras, céréales complètes...

Bien manger, une maladie ?!

Michel Dogna a récemment annoncé sur le site Internet de Principes de Santé (1) , que les psychiatres avaient inventé une nouvelle maladie : le désordre alimentaire de manger sainement, baptisé pour que cela fasse scientifiquement sérieux l’orthorexie.

Ce serait donc une maladie mentale que de consommer une nourriture saine ? On aura tout vu. Et sans doute l’industrie pharmaceutique va-t-elle rapidement nous mettre au point de nouveaux médicaments chimiques pour en guérir ? L’information semble loufoque mais vous la retrouverez dans le mensuel Psychologies Magazine (2) ainsi que dans le journal anglais The Guardian (3) , qui décrit en ces termes cette « inquiétante » maladie :

« les orthorexiques ont des règles rigides concernant la nourriture : refuser de consommer du sucre, du sel, du café, de l’alcool, du blé, du soja, du maïs OGM ou des produits laitiers dénaturés […] n’est que le début de leurs restrictions du régime. Chaque aliment qui a été en contact avec des pesticides ou qui contient des additifs artificiels est également mis de côté ».

Est-ce que bientôt, dans les écoles, on enseignera aux enfants à manger plus de colorants, de molécules de synthèse, et d’additifs chimiques pour éviter de devenir, eux aussi, orthorexiques ??

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

Un des plus graves problèmes de la médecine actuelle est que, par manque de temps, de formation, mais aussi pour des raisons légales, les médecins conventionnels ont tendance à ne PAS proposer à leurs patients des solutions naturelles, qui offrent pourtant de grands espoirs. On sait pourtant aujourd’hui que des composés naturels peuvent contribuer à soulager douleurs et maladies, sans danger ni effet secondaire, et pour un coût dérisoire quand on a la bonne information.

Sources de cet article :

(1) « Êtes-vous orthorexique ? », Michel Dogna, Principes de Santé, http://www.principes-de-sante.com/a...

(2) Manger trop sain n’est pas sain, Psychologies Magazine, http://www.psychologies.com/Moi/Pro...

(3) Healthy Foods Obsessions sparks rise to mental disorder, The Guardian, http://www.guardian.co.uk/society/2...

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