Environnement Lançonnais

Avril 2012 : actualités des OGM.

lundi 30 avril 2012 par Alain KALT (retranscription)

"CANADA : ABANDON DES RECHERCHES SUR LE PORC OGM "ENVIROPIG"

SOURCE : "Inf’OGM"

http://www.infogm.org/spip.php?arti...

L’Université de Guelph, au Canada, qui travaillait depuis 1995 à la création d’un porc génétiquement modifié pour réduire la quantité de phosphore dans ses excréments (baptisé Enviropig [1]), a annoncé officiellement qu’elle « réduirait l’ampleur des recherches sur Enviropig au printemps ». Cette « mise en veilleuse », nous expliquent les responsables de l’Université de Guelph en charge de ce programme, est la conséquence de la décision du groupe industriel Ontario Pork de « cesser de financer cette recherche ».

La technologie est détenue par l’Université mais Ontario Pork est le propriétaire de la marque EnviropigTM et l’unique sponsor privé de cette recherche [2]. Et « un accord de développement conjoint pour le partage de tous les revenus qui peuvent être réalisés si cette technologie est commercialisée » a été signé entre ces deux partenaires, lit-on sur le site de l’Université. La responsable de l’Université nous précise aussi : « Je peux vous dire que l’Université de Guelph a produit des Enviropigs depuis 1999. La recherche a été menée jusqu’à la validation de la modification génétique. Le service de l’Université en charge du développement commercial continuera à chercher de nouveaux partenaires, académiques ou industriels, intéressés à prendre les devants dans la commercialisation de cette technologie. La recherche continuera, mais à moindres frais, sans élevage ou production continue d’animaux vivants. Le travail, y compris l’analyse des données et la publication de plusieurs articles scientifiques en cours de rédaction, continuera. Les échantillons de sperme et de tissus seront conservés dans des lieux de stockage, sécurisés sur le long terme, du Programme canadien de dépôt du matériel génétique agricole, géré par le ministère canadien de l’Agriculture et Agroalimentaire ». L’Ontario Pork, dans un communiqué de presse, précise que si les porcs GM Enviropigs sont les premiers animaux transgéniques écologiques, « avec un public décidément tiède à consommer des aliments génétiquement modifiés et personne pour développer commercialement ces porcs, le maintien d’un troupeau n’est pas viable ». C’est la raison officielle de l’abandon du financement de cette recherche. Pour Inf’OGM, sans exclure que l’opposition des consommateurs aux OGM soit une raison du retrait d’Ontario Pork, il est aussi possible d’envisager une autre analyse. En effet, le non intérêt du public a souvent bon dos : il n’est pas récent, et n’a, jusqu’à présent, que peu inquiété les chercheurs. Ainsi, on peut se demander si, au final, ce ne sont pas des soucis techniques qui ont provoqué cet abandon... Les animaux GM ne seraient pas « si faciles » que cela à mettre au point, d’où un retour sur investissement problématique...

Le Réseau Canadien d’action sur les biotechnologies se réjouit de cette « mise en veilleuse de ces recherches » et souligne, dans un communiqué de presse [3] qu’« il n’y a pas de demande ni de besoin pour les animaux génétiquement modifiés. Le gouvernement fédéral devrait cesser d’accepter les demandes d’autorisation concernant les animaux GM destinés à la consommation humaine. L’Université de Guelph devrait maintenant retirer la demande d’autorisation qu’elle a faite auprès de Santé Canada et ne pas poursuivre sur la voie de la commercialisation ».

[1] http://www.uoguelph.ca/enviropig/te...

[2] Parmi les financeurs du projet, on trouve aussi des partenaires publics, comme le ministère de l’Agriculture de l’Ontario, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, le ministère fédéral de l’Agriculture, et le programme de développement économique et rural de l’Ontario, ou des organisations à but non lucratif comme le Advanced Food Materials Network

[3] http://rcab.ca/content/view/full/1257

Interdiction du maïs OGM : accueil prudent des écologistes

SOURCE : "LIBÉRATION"

PARIS (AFP) - France nature environnement s’est réjouie lundi de la décision du gouvernement d’interdire provisoirement la culture du maïs MON 810, tandis que l’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV) la jugeait "incohérente et coûteuse pour la compétitivité de notre agriculture".

Le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire a annoncé vendredi "une mesure conservatoire visant à interdire temporairement" la culture de maïs transgénique afin de "protéger l’environnement", en raison de "la proximité des semis".

FNE "prend acte du fait que le gouvernement n’ait pas attendu une réponse de la Commission européenne pour prendre une mesure conservatoire" et "se réjouit de voir ses recommandations prises en compte". Cependant, selon Lylian Le Goff, responsable de la mission Biotechnologies, FNE "s’interroge sur la rétroactivité de ce texte vis-à-vis d’éventuels semis précoces", puisque le décret n’interdit pas la culture mais "la mise en culture", comme le stipule l’arrêté publié dimanche au Journal officiel.

L’AFBV à l’inverse estime que cette décision devrait être "dénoncée" par les autorités européennes, car "elle ne repose sur aucune base scientifique valable".

L’association dénonce "l’incohérence du gouvernement", interdisant "une innovation qui économise les traitements chimiques sur le maïs" tout en fixant l’objectif aux agriculteurs de diminuer de 50% les traitements chimiques d’ici 2018.

"Cette décision du gouvernement contribuera à une perte de revenu des maïsiculteurs de 100 euros par hectare", et à "exclure la France de certains marchés à l’exportation", dégradant "la compétitivité de notre agriculture", souligne l’association.

© 2012 AFP

France nature environnement s’est réjouie lundi de la décision du gouvernement d’interdire provisoirement la culture du maïs MON 810, tandis que l’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV) la jugeait "incohérente et coûteuse pour la compétitivité de notre agriculture". ( © AFP Eric Cabanis)

Qualité alimentaire : un nouvel étiquetage « sans OGM » à partir du 1er juillet 2012

SOURCE : SVP-COM"

http://www.svp.com/article/qualite-...

Dès juillet, on pourra avoir la certitude d’acheter et de manger des denrées alimentaires sans OGM. En effet, un décret paru fin janvier devrait permettre l’apposition du label « sans OGM » ou « nourri sans OGM » sur les produits alimentaires d’origine végétale et animale.

Étiquetage « sans OGM »

Le décret 2012-128 relatif à l’étiquetage des denrées alimentaires issues des filières qualifiées « sans OGM », et publié au journal officiel du 31 janvier 2012, permettra enfin au consommateur d’avoir une meilleure information sur les produits d’origine végétale contenant des organismes génétiquement modifiés et sur les produits animaux issus d’élevage nourris aux organismes génétiquement modifiés (OGM).

En effet, selon un sondage Eurobaromètre* de décembre 2010, on se rend compte que plus de 70% des consommateurs européens ne souhaitent pas d’OGM dans leur alimentation.

Ce décret qui entrera en application à partir du 1er juillet 2012 fixera les règles d’étiquetage selon la nature des ingrédients composant les denrées, et permettra de valoriser les productions sans OGM. Ce nouvel étiquetage concernera les ingrédients d’origine végétale, d’origine animale et d’origine apicole.

- Les ingrédients d’origine végétale pourront porter la mention « sans OGM » s’ils sont issus de matières premières contenant moins de 0.1% d’OGM.

- Les ingrédients d’origine animale pourront préciser sur leur étiquetage « nourri sans OGM (< 0.1%) » ou « nourri sans OGM (< 0.9%).

- Les ingrédients d’origine apicole pourront être étiquetés « sans OGM dans un rayon de 3 km ».

Ce nouvel étiquetage, qui sera accompagné d’un label apparaissant dans le champ visuel principal de l’emballage, permettra aux consommateurs à compter du 1er juillet 2012 d’être pleinement informés sur l’origine des produits, et leur offrira une plus grande liberté de choix.

(*) Eurobaromètre : secteur Analyse de l’opinion publique de la Commission européenne. Cette lettre est réalisée par : Muriel Doyen, Jacques Dugravier, Jean Jacques Labinsky

Combats paysans contre Monsanto : les efforts ont payé (rapport d’ONG)

Par AFP le 04/04/12

http://www.notretemps.com/alerte-in...

D’Europe à l’Amérique latine en passant par l’Afrique et l’Inde, des milliers de paysans se sont élevés contre Monsanto et ses OGM : des efforts qui ont convaincu des décideurs politiques à mieux encadrer le secteur agroalimentaire, selon un rapport d’ONG.

"Là où Monsanto est présente, les semences locales deviennent illégales, la biodiversité disparaît, les terres sont polluées, les paysans et ouvriers agricoles empoisonnés, criminalisés, expulsés de leurs terres", assurent Les Amis de la Terre International, Via Campesina et Combat Monsanto dans leur rapport.

En une quarantaine de pages, le document relate avec témoignages, les récents combats contre le principal fournisseur de semences génétiquement modifiées. Ce groupe américain, fondé en 1901, s’était par le passé rendu tristement célèbre par des produits chimiques agricoles dangereux pour la santé comme le DDT, ou les composants de l’Agent Orange, un défoliant utilisé par l’armée US au Vietnam.

"Ce rapport démontre que les fortes objections des mouvements sociaux et des organisations de la société civile ont un impact sur les décideurs politiques chargés d’encadrer le secteur agroalimentaire et d’édicter les règles en matière de pesticides et de cultures transgéniques", souligne la synthèse du texte.

En Europe, l’opinion publique reste majoritairement opposée à la production alimentaire à partir de semences OGM. Mais la tâche est plus difficile pour les opposants dans les pays en développement ou émergents, note le rapport. Néanmoins des mouvements paysans y ont remporté des succès : le moratoire imposé sur l’aubergine BT, version transgénique de ce légume de base en Inde, le rejet des dons de semences hybrides en Haïti, après une mobilisation massive, en raison des risques pour la souveraineté alimentaire.

Au Guatemala des réseaux anti-OGM ont alerté sur des projets de législation et d’adoption de programmes de développement américains favorisant l’arrivée de semences transgéniques dans le pays.

En Afrique, une Alliance pour la souveraineté alimentaire encourage à ne pas suivre l’exemple de l’Afrique du sud qui a adopté la technologie OGM "bien que les variétés de plantes transgéniques en question (...) ne résistent ni à la sécheresse ni aux inondations", notent le rapport.

Malgré toute cette mobilisation le rapport déplore "l’offensive de l’agronégoce sans précédent sous la bannière de la nouvelle +économie verte+ dans les préparations du sommet Rio+20" en juin prochain.

La Pologne interdira totalement la culture du maïs transgénique

SOURCE : "TF1-NEWS

http://lci.tf1.fr/filnews/monde/la-...

La Pologne interdira totalement la culture du maïs transgénique Monsanto (MON810) sur son territoire, a annoncé mercredi le ministre polonais de l’Agriculture, Marek Sawicki. "L’arrêté est en préparation. Il introduit l’interdiction totale de la culture du maïs MON810 en Pologne", a déclaré le ministre devant la presse.

Selon ce dernier, le pollen de ce maïs pourrait notamment affecter les abeilles. Le 9 mars, sept pays européens, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Belgique, l’Irlande, la Slovaquie et la Bulgarie, ont bloqué une proposition soumise par la présidence danoise de l’UE sur la question sensible de l’autorisation de culture des OGM sur le continent.

Sept jours plus tard, la France a interdit temporairement la culture du maïs MON810. Le processus d’autorisation des OGM s’est trouvé dans l’impasse car aucune majorité n’a pu être trouvée entre les 27 Etats de l’UE.

Les agriculteurs majoritairement opposés à la culture des plantes génétiquement modifiées (sondage)

SOURCE : "LA FRANCE AGRICOLE"

http://www.lafranceagricole.fr/actu...

Les agriculteurs se sont dits partagés sur la mise en culture des OGM, sondés à quelques jours de la suspension d’autorisation de mise en culture du Mon 810 décrétée par le gouvernement, révèle une enquête réalisée par ADquation pour la revue Agrodistribution du mois d’avril.

Lorsqu’on leur pose la question : « Si la législation vous le permettait, seriez-vous prêt à semer des OGM ? », 52 % des agriculteurs au total se disent plutôt opposés à cette éventualité, contre 41 % qui se déclarent plutôt favorables à leur mise en culture. 4 % des interrogés ne se prononcent pas.

Dans le détail, le refus ferme (41%) est nettement plus élevé que l’acceptation ferme (11 %).

Par Otex, ce sont les éleveurs qui se disent les plus réfractaires à la mise en culture des PGM (plantes génétiquement modifiées), avec 55 % de « non » fermes et 6 % de « non, peut-être pas ». Les exploitants en grandes cultures sont globalement plutôt favorables (50 %, dont 14 % de « oui » fermes), mais la part des interrogés qui y restent absolument opposés est tout de même de 31 %.

L’idée de semer des PGM est par ailleurs mieux accueillie dans les exploitations de plus de 150 ha (17 % d’acceptations fermes) ainsi que dans le Nord-Est (19 % d’acceptations fermes, et 30 % de « oui, peut-être »).

Cette enquête a été effectuée par téléphone du 7 au 9 mars 2012, auprès de 404 agriculteurs représentatifs à 94 % des exploitations de plus de 50 ha de SAU.

La Coordination rurale dénonce le recours engagé par la filière du maïs pour annuler l’interdiction du Mon 810 en France

SOURCE : "LA FRANCE AGRICOLE" (ACTUALITÉS)

http://www.lafranceagricole.fr/actu...

La Coordination rurale (CR) et sa branche céréalière, l’OPG (Organisation des producteurs de grains), dénoncent, vendredi dans un communiqué, « fermement » le recours de l’AGPM (Association générale des producteurs de maïs) et des organismes de la filière, auprès du greffe du Conseil d’État contre l’arrêté d’interdiction de semer du maïs OGM Mon 810 pris par le gouvernement français le 16 mars 2012.

« Le syndicat majoritaire n’en est pas à son coup d’essai pour forcer la culture des plantes transgéniques en France, regrette le syndicat agricole. La fuite des dépêches diplomatiques par le site Wikileaks, il y a environ un an, avait déjà révélé un bien curieux discours de la part du syndicat majoritaire qui n’hésitait pas à demander aux Etats-Unis de sanctionner notre pays pour l’obliger à accepter les OGM ».

La CR et l’OPG rappellent ainsi leur position sur ce sujet sensible que sont les plantes transgéniques. « Les consommateurs français ne sont pas demandeurs de ce type de produits dont la qualité alimentaire est sujette à controverse. Économiquement, les agriculteurs n’ont rien à gagner dans les cultures OGM telles qu’elles sont présentées aujourd’hui, à savoir, pourvues de procédés phytosanitaires comme la résistance à un herbicide ou un insecte. Il y a là un piège tendu aux producteurs par le système de collecte et d’approvisionnement qui voit ici un moyen de développer ses ventes et ses marges sans se soucier de la valeur ajoutée pour le producteur. »

CR et OPG estiment par ailleurs que « l’introduction de plantes transgéniques mènerait à une inévitable pollution génétique de nos campagnes et de nos silos qui altérerait les cultures conventionnelles. Celles-ci auraient à subir des contrôles de séparation et de confinement entraînant une moins-value de ces grains. La faisabilité d’une telle opération est d’ailleurs très compromise au regard des expériences réalisées sur le continent américain qui se voit aujourd’hui incapable de fournir, de façon fiable, des lots non OGM de soja ».

Toujours selon la CR et l’OPG, « les organismes collecteurs de céréales et distributeurs de produits phytosanitaires sophistiqués ainsi que les semenciers seraient les seuls bénéficiaires de l’introduction des plantes transgéniques avec une augmentation des intrants pour les agriculteurs ».

QUEBEC – Etiquetage des OGM : c’est à nouveau non pour le gouvernement par Christophe NOISETTE , avril 2012

http://www.infogm.org/spip.php?arti...

SOURCE : "Inf’OGM"

Le gouvernement québécois refuse de prendre en compte une nouvelle pétition qui demande l’instauration d’un étiquetage obligatoire des produits contenant des OGM. 

Deux pétitions, signées, au total, par 14 554 citoyens québécois, ont été déposées à l’Assemblée nationale le 16 février 2012 : elles demandaient que le gouvernement québécois impose, sans délai, l’étiquetage obligatoire des produits contenant des OGM. Cette pétition s’appuie sur les recommandations de la Commission parlementaire sur la sécurité alimentaire qui, en 2004, préconisait un tel étiquetage obligatoire [1]. Cette pétition est parrainée par le député Eric Caire et c’est sous le nom du nouveau parti de M. Caire, la Coalition Avenir Québec, qu’elle a été présentée à l’Assemblée nationale. Le gouvernement vient de répondre par la négative à cette pétition. Dans cette réponse qu’Inf’OGM s’est procurée, le ministre de l’Agriculture, Pierre Corbeil, déclare que « rendre obligatoire l’étiquetage des aliments contenant des organismes génétiquement modifiés est une opération fort complexe […] qui va bien au-delà de la simple apposition d’une étiquette sur un produit. De plus, l’obligation de cet étiquetage aurait des impacts non seulement sur les grandes industries mais également sur certaines de nos petites entreprises de transformation alimentaire ». Il ajoute : « Le ministère de l’Agriculture […] doit agir avec prudence et prendre en considération non seulement les attentes des consommateurs mais également celles de l’industrie et de ses partenaires commerciaux ». Le ministère québécois de l’Agriculture argumente aussi que le Québec ne vit pas dans une bulle, qu’il peut difficilement s’autodiscipliner si ses concurrents ne se soumettent à aucune règle du genre. « Si le Québec imposait l’étiquetage obligatoire des aliments avec OGM, il serait le premier et le seul en Amérique du Nord à adopter et à appliquer une telle réglementation ». Le ministre souligne divers facteurs à prendre en compte et à étudier rigoureusement si le Québec s’engage seule dans cette réglementation, comme « la compétitivité des entreprises québecoises », « l’absence de douanes entre les provinces canadiennes » ou encore « la diminution de l’offre des produits aux consommateurs ». Or, ce que réclament les associations, c’est que le Québec, en s’engageant en faveur de l’étiquetage des OGM, entraîne avec lui l’ensemble du continent nord-américain. La réponse du ministre se termine par un argument fallacieux. Il affirme qu’au Québec, très peu d’aliments sont concernés : les aliments consommés par les Québécois qui contiennent des dérivés d’OGM représenteraient « environ 3% du panier d’épicerie ». Interrogé par Inf’OGM, Eric Darier, de Greenpeace Québec, explique : « Il se base sur la présence d’OGM dans le produit final qui souvent ne sont pas détectables. On sait que 70% des aliments transformés vendus au Canada contiennent du maïs, du soja, du colza ou du sucre (issu de betterave GM ou de fructose de maïs) qui sont OGM, selon les chiffres du ministère canadien à la Santé. Mais le tour de passe-passe est plus subtil : pour arriver à ce pourcentage, l’étude prend en compte l’ensemble du panier d’épicerie, et inclut les fruits et légumes frais qui ne sont pas génétiquement modifiés. L’étude exclut, en revanche, la viande, considérant qu’aucun animal génétiquement modifié n’est commercialisé. Cependant, le lait, le fromage, les oeufs et la viande qu’on mange proviennent d’animaux nourris aux OGM. Autre problème : les tests effectués portaient sur les aliments qu’on retrouve dans les supermarchés. Cette approche garantit qu’on ne détectera qu’une partie des OGM dans l’alimentation puisque dans certains cas, comme l’huile de canola, il est difficile de détecter l’ADN de l’OGM et ceci, même si plus de 95% des champs de canola sont OGM ! Il aurait été plus judicieux de faire des tests sur les ingrédients bruts avant leur transformation ». Mais Eric Darier va plus loin et précise que « beaucoup de gens souhaitent l’étiquetage des OGM non seulement parce qu’ils ne veulent pas en manger, mais aussi parce qu’ils ne veulent pas encourager la culture d’OGM, pour des raisons environnementales ».

[1] http://www.infoogm.qc.ca/2012/02/16...

OGM. Vilmorin s’associe à l’Australie pour développer un nouveau type de blé

http://www.ouest-france.fr/ofdernmi...

SOURCE : "OUEST-FRANCE"

Le semencier français Vilmorin et les autorités scientifiques australiennes ont annoncé ce vendredi un partenariat sur le développement d’un blé génétiquement modifié utilisant moins d’engrais azotés.

Première céréale cultivée au monde, le blé constitue l’aliment de base pour près de 35 % de la population mondiale. Les engrais utilisés et notamment l’azote sont souvent critiqués pour leurs « conséquences dommageables pour l’environnement dans plusieurs régions », selon le communiqué de Vilmorin.

La société française « veut rendre le blé OGM optimisant l’utilisation d’azote accessible à tous les producteurs australiens intéressés », a affirmé Emmanuel Rougier, directeur général délégué de Vilmorin.

OGM : ENTRE LÉGISLATION ET SCANDALE

SOURCE : "LA VIE"

Même si quelques pays font encore barrage, deux organismes génétiquement modifiés (OGM) sont parvenus à s’implanter dans les cultures de l’Union européenne. Pourtant ces derniers sont encore souvent au cœur de scandales sanitaires et écologiques comme nous le démontre un récent rapport sur Monsanto, le leader mondial des OGM. Ces OGM sont le maïs MON810 et la pomme de terre AmFlora. Le maïs MON 810 est autorisé depuis 1999. Cependant de nombreux pays tels que la France, l’Allemagne, la Grèce, la Hongrie, le Luxembourg et la Bulgarie se sont opposés à sa culture ou son importation.. La pomme de terre AmFlora a été autorisée en 2010. Trois pays l’ont formellement interdite : l’Autriche, la Hongrie et le Luxembourg.

SUISSE – Bien qu’interdit, du colza OGM pousse à Lugano

http://www.infogm.org/spip.php?arti...

SOURCE : "Inf’OGM"

Une recherche indépendante, menée par les biologistes Luigi D’Andrea du bureau BIOME et Nicola Schoenenberger de la fondation InnovaBridge, a révélé la présence de plants de colza transgénique interdit à la culture en Suisse et dans l’Union européenne dans la gare de Lugano dans le canton du Tessin. Dans le cadre d’un de ses programmes de recherche environnementale et sur la base des indications des chercheurs, l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) a pu confirmer ces résultats. Comme nous le précise Luigi D’Andrea, aussi chargé d’affaire pour l’association Stop OGM, « le suivi des contaminations est une tâche cantonale, l’office fédéral ne dicte donc aucune mesure. Ce dernier n’intervient que si le problème concerne plusieurs cantons, ce qui n’est pas le cas actuellement ».

La population de colza GM est présente à Lugano depuis plusieurs années et a probablement été introduite par le déversement accidentel de lots de graines contaminées depuis des trains de marchandises circulant sur l’axe Nord-Sud, précise l’OFEV. Les chercheurs n’excluent pas que du colza GM puisse être découvert ailleurs, car il s’agit d’une plante qui se dissémine très facilement et dont les graines peuvent survivre plusieurs années dans les sols. C’est pourquoi StopOGM et Greenpeace demandent à l’OFEV de prendre immédiatement des mesures rigoureuses pour stopper cette contamination et en empêcher de futures. En attendant, plusieurs questions ont été posées par Graf Maya, une élue verte au Conseil national depuis 2001, le 23 décembre 2011, au Conseil fédéral, lequel semble peu inquiet par cette contamination. Il répond en effet que « Le colza en Suisse peut hiverner, se multiplier et se croiser avec des espèces sauvages. Les plantes de colza génétiquement modifiées qui ont été trouvées ont donc été immédiatement et complètement éliminées. […] Le Conseil fédéral suppose donc aujourd’hui qu’il ne s’est produit aucune propagation incontrôlée et qu’il n’existe qu’un risque minime négligeable pour l’environnement. […] Les examens réalisés jusqu’à ce jour le long des voies de communication permettent au Conseil fédéral de conclure qu’il s’agit de pertes rares et minimes pendant le transport et que les OGM ont pu être contrôlés et éliminés. Il ne considère donc pas ces pertes comme une mise en danger de la production agricole sans OGM ».

par Christophe NOISETTE , avril 2012

Certaines protéines issues d’OGM perturberaient les cellules humaines

http://www.infogm.org/spip.php?arti...

SOURCE : "Inf’OGM"

par Eric MEUNIER , mars 2012

L’équipe du Pr. Séralini vient de publier les résultats d’analyses des effets des protéines Cry1Ab (présentes dans le maïs Bt MON810 par exemple) et Cry1Ac (présentes dans le coton Bt MON531 par exemple) sur des cellules humaines embryonnaires de reins [1].

Pour les auteurs, les résultats montrent que les toxines Bt modifiées (celles exprimées par les plantes transgéniques), peuvent avoir un effet négatif sur des cellules humaines et que des effets combinés avec l’herbicide RoundUp peuvent également avoir lieu. Ils considèrent donc d’une part que « les toxines Bt modifiées ne sont pas inertes sur cellules humaines [et que] les implications in vivo devraient être étudiées », et d’autre part que « de plus amples expériences sont nécessaires pour examiner d’autres effets combinatoires potentiels dans des conditions variables » [2]. Les scientifiques expliquent en effet avoir observé des effets négatifs de la protéine Cry1Ab modifiée dont, par exemple, des altérations des membranes des cellules. Certes, ces effets ont été observés avec de fortes concentrations des protéines Cry1Ab modifiées ; mais pour les chercheurs, cela impose de pousser plus avant les recherches. En effet, les protéines entières peuvent s’accumuler dans les organismes (la dégradation des protéines Bt dans le corps humain n’étant pas complète selon les auteurs) et donc atteindre des concentrations plus élevées. Or comme aucune étude in vitro des impacts de protéine Bt sur cellules humaines n’est exigée dans les dossiers de demandes d’autorisations commerciales, on ne peut repérer systématiquement ces éventuels effets. Concernant de possibles effets combinés des protéines Cry avec le RoundUp, les auteurs indiquent avoir observé une réduction de la toxicité du RoundUp en présence de protéines Cry1Ab modifiée et Cry1Ac modifiée. Joint par Inf’OGM, le Pr. Mesnage, co-auteur de l’article, nous explique que « ces résultats qualitatifs confirment que la toxicité des protéines Cry sur cellules humaines doit être étudiées plus avant in vivo, ainsi que les effets combinatoires avec le RoundUp ». Pour se faire, « l’expérience idéale pour étudier les toxicités des protéines Cry modifiées, en combinaison ou non avec du RoundUp, serait des analyses de deux années sur rats avec des plantes transgéniques exprimant la protéine Cry et préalablement traitées au RoundUp, des analyses non fournies car non demandées dans les dossiers de demandes d’autorisation ». L’étude présentée dans l’article a été « soutenue par la fondation GEKKO (Allemagne) » [3]

[1] Mesnage R. et al., « Cytotoxicity on human cells of Cry1Ab and Cry1Ac Bt insecticidal toxins alone or with a glyphosate-based herbicide », 2012, Journal of Applied Toxicology

[2] cf. note 1 et Communiqué du Criigen, Janvier 2012

[3] cf. note 2

PRESQUE PLUS D’OGM EN ALLEMAGNE ET EN SUÈDE

SOURCE : "BIO-MARCHé INFO"

http://www.bio-marche.info/web/Nouv...

Dans l’Union européenne, seulement huit pays (sur 27) cultivent aujourd’hui commercialement des OGM. Les surfaces diminuent régulièrement depuis 2009, sauf en Espagne et au Portugal où on assiste en 2011 à une augmentation relative. Ces deux pays cultivent plus de 90% des cultures transgéniques de l’Union européenne.. Dans les autres pays, la tendance est plutôt à la baisse, que ce soit pour le maïs Bt Monsanto810 ou la pomme de terre Anflora.

Le soja transgénique gagne du terrain

SOURCE : "SCIENCE ET ENVIRONNEMENT"

http://www.presseurop.eu/fr/content...

Selon les informations de la Frankfurter Rundschau, la Commission européenne va entrouvrir la porte à l’utilisation des OGM dans les produits agro-alimentaires.

Après avoir autorisé, en 2011, l’utilisation des OGM dans les matières fourragères, comme le soja pour l’élevage des porcs, Bruxelles veut élargir cette autorisation aux aliments, en fixant le taux de tolérance à 0,1%. Le débat sur les OGM porte donc sur une décimale supplémentaire, susceptible d’avoir un effet sur la santé publique. La mesure pourrait entrer en vigueur cet été.

Le quotidien de Francfort, connu pour sa sensibilité écologiste, ajoute que la Commission défend le soja génétiquement modifié en avançant des arguments économiques, car l’UE doit importer beaucoup de soja pour satisfaire la demande en fourrage et en aliments :

La Commission européenne assouplit sa politique envers les OGM et veut accorder une plus grande marge de tolérance à l’industrie agro-alimentaire pour des traces d’OGM dans des aliments. Les associations écologiques et les Verts au Parlement européen protestent contre l’abandon de la politique de zéro tolérance envers l’utilisation des OGM. Ce relâchement concerne surtout l’utilisation de la lécithine de soja pour la fabrication du chocolat, des produits boulangers, de la margarine ou de la glace.

LES PROMESSES NON TENUES DU COTON OGM EN INDE

SOURCE : "PLANÈTE" ; LIEN : "Le MONDE"

Dix ans après son introduction en Inde, le coton transgénique n’a pas rempli toutes ses promesses. La plante est vulnérable à de nouvelles maladies et la hausse des rendements est moins élevée que prévue.

Le gouvernement de l’Etat de l’Andhra Pradesh a ainsi annoncé qu’en 2011 la récolte sur près des deux tiers de ses surfaces cultivées avait été inférieure de moitié à celle de l’année précédente. Et, pour la première fois, le gouvernement du Maharashtra ainsi qu’un tribunal d’un Etat voisin, le Madhya Pradesh, ont ordonné au semencier allemand Bayer CropScience de verser près de 850 000 euros de compensation à plus de 1 000 agriculteurs pour leur avoir vendu des semences n’ayant pas donné les récoltes promises.

L’entreprise allemande rejette toute responsabilité et met en cause la "mauvaise gestion des récoltes ainsi que les conditions météorologiques difficiles". Elle étudie un recours en justice pour obtenir l’annulation de ces décisions.

Depuis l’introduction, en 2002, du coton génétiquement modifié en Inde, les récoltes ont doublé et le pays s’est hissé au rang de deuxième producteur mondial. Mais la "révolution blanche", comme on la surnommait au départ, suscite désormais la méfiance. Les opposants aux OGM estiment qu’au début des années 2000 la hausse des rendements était due, en grande partie, à une meilleure irrigation et à des conditions météorologiques favorables. Au cours des six dernières années, le rendement moyen par hectare a stagné alors que les cultures de coton transgénique ont plus que quadruplé.

VULNÉRABILITÉ AUX BACTÉRIES

En 2009, Monsanto a admis pour la première fois que sa variété de coton Bollgard avait perdu toute résistance au ver rose dans des champs du Gujarat, à l’ouest du pays. Deux ans plus tard, le directeur de l’Institut pour la recherche sur le coton (CICR), Keshav Raj Kranthi, a mis en garde contre la vulnérabilité accrue du coton transgénique aux bactéries.

"La productivité dans le nord de l’Inde devrait décliner en raison de la baisse du potentiel des semences hybrides, de l’apparition du problème du virus de la frisolée sur les nouvelles semences hybrides génétiquement modifiées et d’un haut niveau de vulnérabilité aux parasites suceurs (les variétés non génétiquement modifiées étaient résistantes)", lit-on dans un rapport publié en mai 2011. M. Kranthi constate également que les semences transgéniques consomment davantage d’eau et de nutriments, conduisant à l’épuisement des sols. Elles ont donc besoin d’engrais pour donner des rendements maximaux.

Ces engrais, insecticides et semences génétiquement modifiées ont un coût. Les paysans doivent s’endetter, souvent auprès d’usuriers locaux ou directement auprès des vendeurs de semences et d’engrais. La moindre chute des cours du coton ou des conditions météorologiques défavorables débouchent parfois sur des tragédies. En 2006, dans la région de Vidarbha, des milliers de paysans qui ne pouvaient plus rembourser leurs dettes se sont suicidés en ingurgitant des pesticides.

APPEL À UN MORATOIRE

Le coton OGM est une nouvelle technologie qui nécessite un savoir-faire pour être mise à profit. Chacune des 780 variétés mises sur le marché indien correspond à un type de sol particulier et à des besoins différents en engrais. Pour éviter que les bactéries ou insectes développent des résistances aux variétés transgéniques, des semences locales doivent également être plantées dans de justes proportions.

"Les petits paysans n’ont aucune idée de ce qu’ils achètent et savent encore moins comment faire pousser ces nouvelles variétés. Leur savoir-faire traditionnel est en train de disparaître", s’alarme Sridhar Radhakrishnan, de la Coalition pour une Inde sans OGM.

En cas de défaillance des récoltes, l’Inde n’a prévu aucune disposition juridique pour permettre aux agriculteurs de réclamer des compensations. "Si quelque chose ne va pas ou si les fermiers sont en difficulté, les Etats doivent prévoir des lois qui obligent les entreprises à leur verser des compensations", a admis devant le Parlement indien le ministre de l’agriculture, Sharad Pawar, le 30 mars.

Dix ans après l’introduction du coton transgénique, les semences locales ont quasiment disparu. Le marché des semences transgéniques, installé à grand renfort de publicité, est estimé à 280 millions d’euros. Les semenciers promettent de commercialiser des variétés encore plus résistantes et moins consommatrices d’eau ou d’engrais. Les opposants, eux, appellent à un moratoire sur la culture du coton transgénique en Inde.

AU CANADA, APOLOGIE DES OGM à L’ÉCOLE - VIGILANCE OGM DEMANDE LE RETRAIT DES MANUELS SCOLAIRES

SOURCE : "CNW - TELBEC"

Montréal, le 25 avril 2012. Vigilance OGM a bondi en apprenant que le ministère de l’Éducation a autorisé des manuels scolaires qui font l’apologie des organismes génétiquement modifiés (OGM), au point qu’on les dirait commandités par l’industrie des biotechnologies. Ces publications nient les risques potentiels des OGM et minimisent ceux des pesticides notamment. L’organisme demande à la ministre d’ordonner leur retrait immédiat.


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